jeudi 19 novembre 2015

Gros coup de fatigue (J+9)

Jusqu'à présent, je me sentais en relative bonne forme. J'ai perdu 10 kilos lors de ma 1re semaine post-op. C'est énorme et je m'étonnais d'être aussi peu fatiguée. En en mangeant en moyenne que 4 cuillères à soupe de soupe par jour, en fin de journée j'étais autant fatiguée que si j'avais fait une journée boulot normal.

Oui mais ça c'était jusqu'à hier...

Je n'ai pas moins mangé, je ne me suis pas plus activée que les jours précédents mais aujourd'hui, j'ai le contre-coup de cette grosse perte de poids si rapide. Je suis littéralement exténuée. Je suis restée au lit jusque 10h, j'ai passé le reste de la matinée à traîner en pyjama. Je ne sais même pas dire ce que j'ai fait, j'ai oublié. Je pense que j'ai du somnolé dans le canapé. Ce midi, j'ai mangé mes 2 cuillères à soupe de soupe et ensuite je suis allée faire la sieste pendant 2h. Oui, oui, 2h ! L'après-midi n'était pas plus énergique. J'ai baillé à m'en décrocher la mâchoire. J'ai même failli m'endormir à mon bureau en me tenant la tête. Je suis une loque, une vraie loque. Et ce soir, j'ai prévu de me coucher vers 21h.

On verra si demain j'ai un peu plus d'énergie mais j'ai bien peur de rester comme ça quelques jours.

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vendredi 13 novembre 2015

J+3 : retour à la maison

Ce matin, j'étais au taquet et déjà réveillée quand à 7h on est venu me servir mon thé désespérément tiède. J'en ai bu 3 belles gorgées.

Je suis allée me faire une toilette de chat dans ma micro salle de bain pour être toute propre pour le passage de la diététicienne.

Ensuite, j'a bien du attendre 2h après cette fameuses diététicienne. Alors une fois dans ma chambre, je ne l'ai pas lâché et l'entretien a bien du durer 1h. Elle m'a expliqué comment et quoi manger pendant le 1er mois de mon opération. Je n'ai pas appris grand chose de nouveau car lors des réunions Céliobe, nous avions déjà passé tout ça en revue. J'en ai surtout profité pour lui poser quelques questions.

Une fois la diététicienne partie, mon mari est arrivé. J'ai rassemblé mes affaires, je suis passée saluer les infirmières qui s'étaient bien occupées de moi et je suis partie. Puis il a quand même fallu poireauté 20 minutes aux administrations pour récupérer mon dossier avant de rejoindre la voiture.

Pour rejoindre la voiture sur le parking justement... Je marche comme une petite mamie. Je n'ose pas dérouler mon dos pour ne pas tirer sur mes cicatrices. Elles ne sont pas douloureuses, elles sont juste sensibles. D'ailleurs, je n'ai toujours pas mal au ventre. J'ai encore un peu la nausée mais pas mal au ventre. Je suis juste sensible, toujours comme si j'étais ballonnée par un gros repas hors c'est très très loin d'être le cas.

Mon mari a roulé le plus délicatement possible pour que la ceinture de sécurité de la voiture frotte le moins possible sur mes cicatrices. J'ai un mari en or, je sais.

De retour à la maison, je me suis posée dans le canapée et j'ai de suite téléphoner à une infirmière à domicile. Elle passera tous les jours pendant 10 jours me faire 1 piqure anti-phlébite. Mon mari, de son côté, en a profité pour filer mes chercher mes médicaments à la pharmacie. La liste est conséquente : de la vitamine B1 et B12, un complexe multi-vitaminé, un médicaments contre les remontées acides, un autre contre les douleurs, un autre contre les nausées, et j'en oublie.

Il est déjà 18h et je suis fatiguée.

Je file sous la douche, je dînerai en pyjama.
Ce soir, j'ai avalé 2 cuillères à café de soupe maison, bien parfumée et bien onctueuse. Ça a eu énormément de mal à passé. J'attends 30 minutes avant de boire un peu et il est déjà 20h.

Pour passer la soirée, on visionne 1 épisode de la série Under the dome. C'est tellement étrange cette série qu'en un rien de temps, mon mari et moi nous endormons dans le canapé. À 20h45, le lecteur de DVD et la télévision sont coupés et nous sommes déjà couché.
Pas facile pour moi, de retour à la maison, de continuer à dormir sur le dos comme on me l'avait demandé à l'hopital. Ma position naturelle pour dormir, c'est sur le ventre. Finalement, je trouve le sommeil plus rapidement que je ne l'aurais espéré.

On est bien chez soi...

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jeudi 12 novembre 2015

J+2

Cette nuit, les infirmières ont eu pitié de moi et ne m'ont pas réveillée toutes les 2h pour surveiller mes constantes. J'ai pu facilement dormir 6 bonnes heures d'affilées et je le ressent ce matin au réveil. Je suis moins patraque. J'ai d'avantage envie de bouger. Je me sens moins nauséeuse également.

Mon petit-déjeuner matinal (il doit être à peine 7h quand on me le sert) est composé d'une grande tasse de thé (toujours aussi tiède) + 1 Flamby. J'avale 2 gorgées de thé et je mets 30 minutes pour manger 3 petites cuillères à café de Flamby puis le plateau repart. Je n'ai pas vraiment faim et le peu que j'avale me rassasie illlico.

Très tôt, le docteur Arnalsteen me rend visite. Il consulte mon dossier. Les suites de l'opération se déroulent comme il le souhaite. Il s'étonne que je sois encore sous perfusion et m'annonce qu'il va demander à ce qu'on m'enlève tout ça. Je lui précise que j'ai des naussées non stop. Pour lui, ce n'est pas inquiétant vu l'opération. Il me recommande d'aller marcher dans le couloir (pour stimuler ma circulation sanguine, mon transit, me changer les idées, dépenser un peu de calories et je ne sais quoi d'autre). Puis il m'annonce que si je suis ok, je peux sortir demain, après avoir vu la diététicienne.

Et je suis ok !

Mon mari arrive au même moment. Pas le temps de s'assoire, je l'embarque avec moi pour marcher. Toujours accrochée à son bras, j'arpente 2 fois le couloir sans trop être ni fatiguée, ni tiraillée par les cicatrices. C'est assez impressionnant comme on se remet vite d'une opération tout de même conséquente.

De retour dans ma chambre, je ne regagne pas mon lit mais m'assoie au fauteuil. Je m'y sens bien. J'en avais marre d'être à moitié allongé 24h/24. Mon mari allume la télévision et une chaîne retransmet un vieux film qu'on avait bien aimé alors nous voilà, en train de regarder à nouveau ce vieux film. La matinée passe relativement vive. J'ai finalement eu bien raison de prendre l'option TV/Internet, même pour 3 jours.

Le repas du midi arrive non sans me rappeler le dîner de la veille : un bol de soupe cette fois-ci de couleur verte et totalement froid, pour ne pas dire gelé. C'est bien simple, j'en goute une cuillère que je recrache illico dans le bol. Une aide soignante se désespère de voir que je ne vais encore une fois rien avaler et me propose d'aller me réchauffer le bol. Ce sera inutile, même chaude, je n'y toucherai pas. C'est de la flotte colorée en vert, ça n'a aucun goût. J'ai beau être convalescente des suites d'une opération de l'estomac, pour autant j'ai gardé le goût des bonnes choses.
On me propose un yaourt à boire. Puis finalement une compote sans morceau.
Je tente la compote : 2 cuillères à café passe et je me sens remplie.
Mon déjeuner se termine ainsi.

Dans l'après-midi, les infirmières m'ont retiré mon cathéters et mes perfusions. On m'a aussi nettoyé les cicatrices pour ensuite les bomber d'un pansement liquide transparent. J'ai pu aller prendre une vraie douche, me mouiller entièrement. Le pur bonheur avant d'aller me coucher. Du coup, j'ai trouvé le sommeil en un rien de temps.

Je n'ai pas touché au dîner que l'on m'a servi. Je ne me souviens même plus de quel couleur était la soupe. Je me souviens juste d'un ramequin rempli d'une masse jaune et compacte protégée par un film où il est écrit "compote pro". C'est donc sûrement de la compote enrichie de protéines. Docilement, mon mari se dévoue pour gouter ce truc et, bien sûr, c'est dégueulasse. Ce soir encore, je n'avalerai rien mais ça n'a rien de grave, je n'ai absolument pas faim.

Je m'endors rapidement et paisiblement en pensant que demain, normalement, je sors.



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mercredi 11 novembre 2015

J+1

Les infirmières de nuit sont venues ce matin à 6h30 pour faire la dernière vérification de mes constantes de nuit. Et elles ont décidé que ma nuit était terminée en ouvrant grand mes volets.

À 7h, on m'a servi un thé (tiède) dont j'ai bu 2 gorgées.

J'ai ensuite refusé que l'on me lave au lit.
Je suis extra pudique et je suis aussi extra maniaque sur l'hygiène corporelle. Il est donc absolument hors de question qu'une infirmière qui doit avoir 15 de moins que moi me lave à même mon lit. Je prends donc mon courage à deux mains, où plutôt ma patère de perfusion de la main droite, et je file dans la micro salle de bain de ma chambre.
Ah... La salle de bain.
Ma chambre solo (1 seul lit) a sa propre salle de bain, c'est à dire une petite pièce aveugle avec un lavabo dans le passage, un coin douche sans bac (l'évacuation se fait à même le sol) et au fond, il y a le WC. On ajoute à cela un fauteuil pour pouvoir se laver ainsi et aucun obèse n'arrive à rentrer là-dedans sans se cogner. Alors imaginer ma situation, obèse avec en plus une patère à laquelle pendouille 3 perfusions...
Tant bien que mal, j'arrive à faire une toilette de chat au lavabo : la figure, les aisselles, l'entre-jambe. Mon mari, en restant en dehors de la salle de bain puisqu'elle est trop petite, et en tendant le bras, viendra me frotter le dos. Bonheur !

Retour au lit. J'ai la tête qui tourne et je me sens exténuée par cette toilette.
Pour autant, je n'ai toujours pas mal au ventre. Je me sens barbouillée, j'ai la nausée mais je n'ai pas mal au ventre.

Au même moment, mon chirurgien, le docteur Arnalsteen me rends visite. Il est satisfait de l'opération. Il est satisfait de l'état de mes cicatrices. Je suis satisfaite qu'il soit satisfait. Tout va bien dans le meilleur des mondes mis à part que je suis toujours et encore nauséeuse.

J'ai passé le reste de la journée à regardé la télévision d'un oeil, feuilleter des magazines et échanger des banalités avec mon mari. Les heures durent une éternité et même si je somnole beaucoup, je m'ennuie terriblement.

Il est midi.
On me rapporte un yaourt sauf qu'à part le fromage, je n'aime pas les produits laitiers.
Le yaourts repartira d'où il vient sans que j'y touche. Finalement, on me trouvera un pot de compote sans morceaux. J'en mangerai 2 cuillères à café et ce sera tout ce que j'avalerai aujourd'hui.

Je regarde la télé et je somnole. 

Les infirmières se succèdent à mon chevet et sont toutes aux petits soins.
On vient régulièrement me changer mes perfusions, me demander si j'ai encore des nausées. On me trouve même de la compote parce que finalement on s'est rendue compte que je n'avais rien mangé à midi. La compote, c'est 1/2 cuillère à café et ça bloque. Si je ne maigris pas avec ça...

Le journée file ainsi. Je me sens relativement en forme mis à part ces nausées. Les heures sont longues et bien évidement, il n'y a rien d'intéressant à la télévision pour me changer les idées. Alors, accroché au bras de mon mari et sur les recommandations des infirmières, je pars marcher un peu dans le couleur. 150 m suffisent à me fatiguer.

C'est l'heure du dîner et  ce coup-ci, j'ai droit à un bol de soupe. Enfin, un bol d'eau colorée en rouge-orange. J'en prend un fond de cuillère à soupe. C'est tiéde voir quasi froid et en plus ça a un goût dégueulasse. Non en fait ça a un goût ni de légumes, ni de viande, ni de poisson. À quoi est donc cette soupe ? Impossible de le savoir. Du coup, ça me dégoûte et je n'en consomme pas une seule cuillère. De toute façon, je n'ai pas faim. Ah tiens, est si j'avais la chance de ne plus jamais ressentir la sensation de faim ?
Avec la soupe, j'ai aussi un yaourt à boire du type mini Yop. Je n'aime pas ça. Je n'y touche pas.
Le plateau repas repart intact et ça n'inquiète personne. Je ne suis qu'à J+1 de ma sleeve donc cela doit être normal.

Avant de songer à ma nuit, je fais un passage par la salle de bain pour improviser une petite douche. Cela fait un bien fou de sentir l'eau couler sur moi. J'évite soigneusement de me mouiller le bras à perfusion ainsi que le ventre qui est encore sensible. Je me sèche, j'enfile un nouveau poncho (la blouse pour obèse de La Louvière) et je regagne le lit.

C'est là qu'une très violente douleur me prendre à la poitrine puis au bras gauche. Mon dieu, je fais une crise cardiaque ??? J'appelle une infirmière qui me rassure et me dit que c'est sûrement les gaz de la coelioscopie qui remontent. J'étais prévenue mais je ne pensais pas que ça pouvait arriver le lendemain. L'infirmière me change une perfusion et je m'octroie une dose de morphine avec ma pompe. Cela ne me soulage quasi pas hélas.

Mon mari rentre à la maison. Je me retrouve seule avec ce mal d'épaule du au gaz. Alors pour me changer les idées, je me décide à regarder un film à la télévision sauf qu'au bout de 10 minutes à peine, je sens le sommeil me gagner. Hop, j'éteinds la télévision et je m'endors.

Posté par OliviaJDS à 19:00 - - Permalien [#]
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mardi 10 novembre 2015

JOUR J : aujourd'hui, je suis opérée d'une sleeve

Je suis rentrée à l'hopital ce matin. Après être passée aux admissions, j'ai juste eu le temps de poser ma petite valise dans ma chambre avant que ma préparation pour le bloc commence.
J'ai du me peser (140 kg sur la balance à aiguille de l'hôpital, tout comme sur ma balance électronique à la maison).
J'ai du me doucher avec de la Bétadine. Pour ceux qui se le demande : ce n'est ni sale, ni puant. Une douche à la Bétadine, c'est juste étrange parce que ça ne sent pas le savon et c'est rougeâtre. Mais ça n'a rien de dégueulasse et ragoûtant comme j'ai pu le lire sur la toile.
Puis j'ai enfilé mes bas de contention. J'en ai pris 2 anciennes paires qui ont 2 et 4 ans. Elles feront l'affaire. Vu le prix de la paire, je n'avais pas envie d'en racheter même avec l'ordonnance de mon chirurgien.

Le brancardier est venu me chercher.
Je ne stress pas mais mon mari, lui, à l'air très angoissé. Il faut dire que j'attends ce jour depuis très longtemps. J'ai aussi été très bien informée et préparée. Je sais dans quoi je m'embarque. Et surtout, j'ai confiance en mon chirurgien le docteur Arnalsteen.
Mon mari a peur. Il a un ami qui s'est fait opéré d'un by-pass et qui ne s'est pas réveillé de son opération. Il a fait un coma de 1 mois. C'est sûr que ça fait réfléchir. Et ça m'a fait réfléchir. Dans la vie, on est à l'abri de rien. Je peux moi aussi faire un coma des suites de mon opération. Je peux aussi ne pas me faire opérer et mourir d'une crise cardiaque dans 3 ans.
Mon lit rentre dans l'ascenseur. Un dernier petit au revoir de la main à mon mari et me voilà partie pour le bloc.


Le bloc opération...

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, il fait plutôt bon au bloc.
Je glisse de mon lit pour rejoindre la table d'opération. L'infirmière de bloc me demande de remonter sur la table. Ok mais c'est très inconfortable. Je dois remonter encore. Ok mais c'est encore plus inconfortable.
Une fois installée comme il le faut, l'anesthésiste me pose un cathéters pendant que j'échange quelques mots avec mon chirurgien. Je crois que c'est la 1re fois que je le vois aussi doux, accessible et souriant. Ça change des consultations où il était totalement placide.
Une paire de mains non identifiées me pose un masque sur le visage. Ça y est, c'est pour dormir ? Non non.
Non ? Je sens le sommeil arriver d'un coup. Comme dans les mauvais films, mes yeux papillonnent et je m'endors illico.


Voilà, c'est fait. Je suis sleevée !

Je me réveille en salle de réveil. C'est une vraie fourmilière. La lumière est vive, mon lit est coincé entre 2 autres lits. Je vois un peu partout des infirmières s'activer. L'une d'elle a repéré que je me suis réveillée. Tout va bien ? Oui, est-ce que j'ai un drain ? Non.
Je referme les yeux un instant et j'écoute ce qui se trame autour de moi.
J'ai mal à la gorge et c'est sûrement du à l'intubation. J'ai mal au dos aussi et c'est sûrement au fait que j'étais très inconfortablement installée sur la table d'opération. Mais je n'ai pas mal au ventre. Je sens juste que je suis un peu barbouillée comme après un trop gros repas mais ça n'a rien de douloureux.
Je referme les yeux et somnole. J'entends l'agitation toute relative. Dès que j'ouvre un oeil, une infirmière le remarque et m'observe avec attention. Si je bouge un peu, elle accourt pour voir si tout va bien. Je me sens en sécurité.


Retour dans ma chambre...

Entre ce moment et la salle de réveil, j'ai un trou noir. Je ne me souviens pas être sortie de la salle, je ne me souviens pas avoir pris un ascenceur, enpreinté un couleur, rentré dans ma chambre. Pourtant j'y suis. Et seule. Mon mari est reparti au travail. Je dois l'appeler dès que je me sens disposée à recevoir de la visite. En attendant je me repose.
Les infirmières sont toujours aux petits soins. On me demande si j'ai la nausée. Oui. On me demande si j'ai mal. Juste un au dos. Je leur demande si je peux boir. Pas avant ce soir 19h.
Je ne me rends pas bien compte des heures qui filent, je suis encore un peu dans le gaz. Soudain, mon mari est là. Il est rassurée, je vais bien. On échange quelques mots mais je continue de somnoler. Je n'ai toujours pas mal ; juste une sensation de ballonnement. Je sens qu'on a trifouillé à l'intérieur, c'est pas très agréable mais je ne souffre pas mis à part à la gorge et au dos.


Le 1er "repas" d'après sleeve...

Il est 19h, je suis dispensée de toilette... Et de repas. Ce soir, je n'ai droit qu'à un verre d'eau tempéré. Et ça me suffit largement puisque je n'en bois que 2 toutes petites gorgées alors que j'avais un peu soif. C'est 2 petites gorgées me suffisent. Je ne suis pas bloquée. Je n'ai déjà plus soif.


La 1re nuit d'après sleeve...

Mon mari m'a quitté vers 19h30 et je me suis aussitôt assoupie. Puis réveillée. Puis assoupie. Je n'ai fait que ça toute la nuit. J'ai toujours mal à la gorge et au dos. J'ai aussi la nausée et ça c'est franchement très désagréable. Les infirmières m'ont installée plusieurs perfusions pour lutter contre la douleur et la nausée et aussi aussi pour me nourrir un minimum. Je suis une dure à cure, aucune des perf' ne fait effet.
J'ai du mal à trouver un sommeil profond et réparateur. Sans compter que, toutes les 2h, 2 infirmières viennent à mon chevet relever mes constantes : prise de température dans l'oreille, prise de tension, vérification de l'oxygenation du sang, vérification des courbes du monitoring, vérification de l'état des cicatrices, vérification du niveau des perfusions. Et question récurrente : comment ça va ? J'ai envie de leur hurler que je suis crevée de chez crevée et que j'aimerai qu'on me laisse dormir mais ces charmantes dames ne font que leur boulot donc je me taies.

Il est 6h30, c'est le dernier passage des infirmières de nuit pour la vérification des constantes. On ne me demande pas si je veux encore dormir et on ouvre grand les volets de me chambre. Soit, je ne dormirai pas sur le matin.


Un nouveau jour de ma nouvelle vie commence...

Posté par OliviaJDS à 18:32 - - Permalien [#]
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vendredi 24 juillet 2015

Tout sur les examens médicaux pré-opératoires

Monsieur Rousseau, nutritionniste Céliobe, m'a établi et envoyé par courrier une paquet d'ordonnanceq pour des examens médicaux à réaliser avant d'être opérée. Il s'agit là de faire un check-up complet de mon état de santé. Certains médecins, comme le docteur Rousseau, proposent de réaliser l'ensemble de ces examens en 2 jours d'hospitalisation. Cela peut-être une bonne solution : tout est fait sur place, en un rien de temps et sans avoir à courir à droite et à gauche pour prendre et se rendre aux rendez-vous. Faut-il encore pouvoir se libérer 2 jours.
Pour ma part, j'ai préféré prendre mes rendez-vous moi-même, avec les praticiens de mon choix et proche de mon domicile. Il n'y a que pour l'étude du sommeil que j'ai été hospitalisé 1 nuit à La Louvière à Lille.

Voici la série d'examens que j'ai subi avec tous les détails qui peuvent vous êtes utiles pour vous y préparer au mieux :


- Un bilan de la mastication chez le dentiste

      * Pourquoi cet examen ?
Le dentiste doit garantir le fait que vous ayez une bonne dentition qui vous permettra de bien mâcher les aliments après l'opération.
      * Comment se déroule l'examen ?
Il suffit de prendre contact avec le dentiste qui vous fixera rendez-vous pour vous faire un petit bilan. À la vue de votre dentition et des précédents soin qu'il a pu pratiqué dans votre bouche, il établira un certificat mentionnant un pourcentage de capacité masticatoire. Plus ce pourcentage est élévé, plus cela signifie que vous avez des bonnes dents, bien saines et qui fonctionnent parfaitement.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Totalement indolore.
      * Quel a été mon bilan ?
J'avais consulté mon dentiste quelques semaines auparavant, il n'a donc jugé nécessaire de me revoir. Il m'a fait parvenir son certificat par La Poste. Ado, j'ai porté un appareil d'orthodontie et pour se faire, je me suis fait arraché 6 dents. Et puis j'ai aussi une bouche à caries donc malheureusement beaucoup de plombages et d'amalgames. Ma capacité masticatoire est donc de 80%.


- Un électrocardiogramme chez le cardiologue.

      * Pourquoi cet examen ?
Il faut déterminé si vous avez un bon rythme cardiaque.
      * Comment se déroule l'examen ?
Le cardiologue vous pose un appareillage sur la poitrine, les bras et les jambes afin de mesurer votre rythme cardiaque et éditer plusieurs relevés.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Totalement indolore. Au pire, vous aurez des petites traces de sucions due au ventouse de l'appareillage.
      * Quel a été mon bilan ?
Rien à signaler. Malgré mon sur-poids, le cardiologue a jugé mon coeur en parfait état.


- Un bilan de la capacité respiratoire chez un pneumologue

      * Pourquoi cet examen ?
Il s'agit de vérifier votre capacité respiratoire.
      * Comment se déroule l'examen ?
Selon les praticiens/hôpitaux, vous pouvez avoir à -
- Souffler dans une danss une machine qui mesurera votre capacité respiratoire ;
- Pratiquer un test d'effort (si vous êtes fumeur, vous y aurez sûrement droit) ;
- Subir un gaz du sang, c'est à dire une gazométrie artérielle. Dans l'artère radiale (au niveau de la partie latérale du poignet), on vous prélève du sang qui sera analysé en labo pour évaluer votre fonction respiratoire et acidobasique.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Seul le gaz du sang est très désagréable.
      * Quel a été mon bilan ?
J'ai une très bonne capacité respiratoire, dans la moyenne des personnes de mon âge avec mon surpoids et ce même en étant une ancienne fumeuse (j'avais arrêté le tabac depuis 1 an quand j'ai passé ces examens). Mon gaz du sang était impec aussi même si il s'est très mal déroulé. J'ai été piqué par une infirmière un peu gauche qui a trifouillé avec son aiguille dans mon artère radiale. C'était très douloureux que j'en ai fait un malaise. C'est un médecin qui a pris le relais et comme j'étais encore un peu dans les choux, j'ai refais un malaise.


- Un Transit Oeso-gastro-duodénal chez un radiologue ou un gastro-entérologue équipé

      * Pourquoi cet examen ?
C'est le fameux TOGD ! Il sagit de vérifier que tous les organes entre votre bouche et l'instestin grêle sont en bonne santé.
      * Comment se déroule l'examen ?
Vous devez ingérer une solution blanche et pâteuse. Le radiologue réalise ensuite plusieurs clichés qui permettent une étude de l’œsophage, de l’estomac et de la partie initiale de l'intestin grêle (le duodénum).
      * Est-ce que ça fait mal ?
Totalement indolore mais pas très agréable.
      * Quel a été mon bilan ?
Comme à chaque fois que je passe un TOGD (ce n'était pas la 1re fois), j'ai vomi en cours d'examen. Je ne supporte pas la consistance de la solution à ingérer. En dehors de ce fait, mon TOGD n'a révélé aucun problème.


- Une échographie du thorax chez un radiologue ou un gastro-entérologue équipé

      * Pourquoi cet examen ?
Le radiologue va vérifier visuellement chaque organe : foie, pancréas, vésicule, rate, estomac. Pensez à lui demander de calculer et d'indiquer la taille de votre estomac ; certains chirurgiens apprécient le savoir avant opération.
      * Comment se déroule l'examen ?
Le radiologue vous badigeonne de gel de contact et vous ballade une sonde sur la peau comme il se fait lors de l'échographie d'une femme enceinte.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Pour ainsi totalement indolore. Avec tout gras qui peut vous enrober, le radiologue devra peut-être appuyer avec insistance pour pouvoir bien voir et radiographier certains organe.
      * Quel a été mon bilan ?
Rien à redire, tout est impeccable à tel point qu'on a pas mal papoter avec ma gastro-entérologue et elle a oublié de calculer la taille de mon estomac.


- Une fibroscopie oesogastrique

      * Pourquoi cet examen ?
Il s'agit de vérifier votre intérieur entre la bouche et l'estomac, et réaliser un petit prélèvement sur la paroie de votre estomac. Ce prélèvement sera envoyé ensuite en labo afin de vérifier que vous n'avez pas de bactérie Hélicobacter Pylori. Si vous avez cette bactérie, vous devrez suivre un traitement (+/- 1 mois) pour l'éradique avant de pouvoir être opéré.
      * Comment se déroule l'examen ?
Sans anesthésie ou sous anesthésie générale (on vous laisse le choix la plupart du temps), on vous introduit une toute toute petite canule par la bouche. Par cette canule, on fait passer une petite caméra qui va prendre en photo votre intérieur jusqu'à l'estomac. Arrivé là, une toute petite pince va prélever un tout petit bout de paroie. Et c'est terminé.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Sans anesthésie, c'est inconfortable. Sous anesthétise, c'est totalement indolore.
      * Quel a été mon bilan ?
Ayant une très grande fragilité des cordes vocales et du larynx, suite à cette fibroscopie, j'ai eu les maux d'une très grosse angine et j'ai été aphone pendant 15 jours. En dehors de ça, l'acte lui-même n'a pas du tout était douloureux. Et les résultats étaient bon : rien à signaler, pas de bactérie non plus.


- Une étude du sommeil

      * Pourquoi cet examen ?
Il sagit de vérifier que vous dormer bien et sans apnée du sommeil. Si apnée du sommeil il y a, vous serez alors appareillé. 
      * Comment se déroule l'examen ?
Dans très peu de cas, le test se réalisera à votre domicile. La plupart du temps, vous êtes hospitalisé une nuit. Vous arrivez en fin de journée à l'hopital, on vous équipe de capteurs (plus ou moins nombreux selon les centres/hopitaux) et vous dormez sur place. Le lendemain matin, on vous retire l'équipement et vous attendant que le pneumologue passe vous rendre visite avec le bilan de votre nuit pour partir de l'hopital.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Inconfortable mais totalement indolore.
      * Quel a été mon bilan ?
Comparativement à certaines connaissances qui ont suivi le même parcours et donc les mêmes examens, je peux dire que mon appareillage à La Louvière était très très conséquent. Il m'a été interdit de dormir sur le ventre, ce qui est ma position naturelle de sommeil. Aussi, quand je change de lit, généralement je dors mal et/ou très peu. Ce fut donc la totale ! En une nuit de test du sommeil, j'ai dormi 2h43 exactement. Pendant ces 2h43, j'ai fait 3 minutes d'apnée. Pour autant, le pneumologue a jugé que mon examen ne nécessicité pas de mettre en place un appareillage.