vendredi 24 juillet 2015

Tout sur les examens médicaux pré-opératoires

Monsieur Rousseau, nutritionniste Céliobe, m'a établi et envoyé par courrier une paquet d'ordonnanceq pour des examens médicaux à réaliser avant d'être opérée. Il s'agit là de faire un check-up complet de mon état de santé. Certains médecins, comme le docteur Rousseau, proposent de réaliser l'ensemble de ces examens en 2 jours d'hospitalisation. Cela peut-être une bonne solution : tout est fait sur place, en un rien de temps et sans avoir à courir à droite et à gauche pour prendre et se rendre aux rendez-vous. Faut-il encore pouvoir se libérer 2 jours.
Pour ma part, j'ai préféré prendre mes rendez-vous moi-même, avec les praticiens de mon choix et proche de mon domicile. Il n'y a que pour l'étude du sommeil que j'ai été hospitalisé 1 nuit à La Louvière à Lille.

Voici la série d'examens que j'ai subi avec tous les détails qui peuvent vous êtes utiles pour vous y préparer au mieux :


- Un bilan de la mastication chez le dentiste

      * Pourquoi cet examen ?
Le dentiste doit garantir le fait que vous ayez une bonne dentition qui vous permettra de bien mâcher les aliments après l'opération.
      * Comment se déroule l'examen ?
Il suffit de prendre contact avec le dentiste qui vous fixera rendez-vous pour vous faire un petit bilan. À la vue de votre dentition et des précédents soin qu'il a pu pratiqué dans votre bouche, il établira un certificat mentionnant un pourcentage de capacité masticatoire. Plus ce pourcentage est élévé, plus cela signifie que vous avez des bonnes dents, bien saines et qui fonctionnent parfaitement.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Totalement indolore.
      * Quel a été mon bilan ?
J'avais consulté mon dentiste quelques semaines auparavant, il n'a donc jugé nécessaire de me revoir. Il m'a fait parvenir son certificat par La Poste. Ado, j'ai porté un appareil d'orthodontie et pour se faire, je me suis fait arraché 6 dents. Et puis j'ai aussi une bouche à caries donc malheureusement beaucoup de plombages et d'amalgames. Ma capacité masticatoire est donc de 80%.


- Un électrocardiogramme chez le cardiologue.

      * Pourquoi cet examen ?
Il faut déterminé si vous avez un bon rythme cardiaque.
      * Comment se déroule l'examen ?
Le cardiologue vous pose un appareillage sur la poitrine, les bras et les jambes afin de mesurer votre rythme cardiaque et éditer plusieurs relevés.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Totalement indolore. Au pire, vous aurez des petites traces de sucions due au ventouse de l'appareillage.
      * Quel a été mon bilan ?
Rien à signaler. Malgré mon sur-poids, le cardiologue a jugé mon coeur en parfait état.


- Un bilan de la capacité respiratoire chez un pneumologue

      * Pourquoi cet examen ?
Il s'agit de vérifier votre capacité respiratoire.
      * Comment se déroule l'examen ?
Selon les praticiens/hôpitaux, vous pouvez avoir à -
- Souffler dans une danss une machine qui mesurera votre capacité respiratoire ;
- Pratiquer un test d'effort (si vous êtes fumeur, vous y aurez sûrement droit) ;
- Subir un gaz du sang, c'est à dire une gazométrie artérielle. Dans l'artère radiale (au niveau de la partie latérale du poignet), on vous prélève du sang qui sera analysé en labo pour évaluer votre fonction respiratoire et acidobasique.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Seul le gaz du sang est très désagréable.
      * Quel a été mon bilan ?
J'ai une très bonne capacité respiratoire, dans la moyenne des personnes de mon âge avec mon surpoids et ce même en étant une ancienne fumeuse (j'avais arrêté le tabac depuis 1 an quand j'ai passé ces examens). Mon gaz du sang était impec aussi même si il s'est très mal déroulé. J'ai été piqué par une infirmière un peu gauche qui a trifouillé avec son aiguille dans mon artère radiale. C'était très douloureux que j'en ai fait un malaise. C'est un médecin qui a pris le relais et comme j'étais encore un peu dans les choux, j'ai refais un malaise.


- Un Transit Oeso-gastro-duodénal chez un radiologue ou un gastro-entérologue équipé

      * Pourquoi cet examen ?
C'est le fameux TOGD ! Il sagit de vérifier que tous les organes entre votre bouche et l'instestin grêle sont en bonne santé.
      * Comment se déroule l'examen ?
Vous devez ingérer une solution blanche et pâteuse. Le radiologue réalise ensuite plusieurs clichés qui permettent une étude de l’œsophage, de l’estomac et de la partie initiale de l'intestin grêle (le duodénum).
      * Est-ce que ça fait mal ?
Totalement indolore mais pas très agréable.
      * Quel a été mon bilan ?
Comme à chaque fois que je passe un TOGD (ce n'était pas la 1re fois), j'ai vomi en cours d'examen. Je ne supporte pas la consistance de la solution à ingérer. En dehors de ce fait, mon TOGD n'a révélé aucun problème.


- Une échographie du thorax chez un radiologue ou un gastro-entérologue équipé

      * Pourquoi cet examen ?
Le radiologue va vérifier visuellement chaque organe : foie, pancréas, vésicule, rate, estomac. Pensez à lui demander de calculer et d'indiquer la taille de votre estomac ; certains chirurgiens apprécient le savoir avant opération.
      * Comment se déroule l'examen ?
Le radiologue vous badigeonne de gel de contact et vous ballade une sonde sur la peau comme il se fait lors de l'échographie d'une femme enceinte.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Pour ainsi totalement indolore. Avec tout gras qui peut vous enrober, le radiologue devra peut-être appuyer avec insistance pour pouvoir bien voir et radiographier certains organe.
      * Quel a été mon bilan ?
Rien à redire, tout est impeccable à tel point qu'on a pas mal papoter avec ma gastro-entérologue et elle a oublié de calculer la taille de mon estomac.


- Une fibroscopie oesogastrique

      * Pourquoi cet examen ?
Il s'agit de vérifier votre intérieur entre la bouche et l'estomac, et réaliser un petit prélèvement sur la paroie de votre estomac. Ce prélèvement sera envoyé ensuite en labo afin de vérifier que vous n'avez pas de bactérie Hélicobacter Pylori. Si vous avez cette bactérie, vous devrez suivre un traitement (+/- 1 mois) pour l'éradique avant de pouvoir être opéré.
      * Comment se déroule l'examen ?
Sans anesthésie ou sous anesthésie générale (on vous laisse le choix la plupart du temps), on vous introduit une toute toute petite canule par la bouche. Par cette canule, on fait passer une petite caméra qui va prendre en photo votre intérieur jusqu'à l'estomac. Arrivé là, une toute petite pince va prélever un tout petit bout de paroie. Et c'est terminé.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Sans anesthésie, c'est inconfortable. Sous anesthétise, c'est totalement indolore.
      * Quel a été mon bilan ?
Ayant une très grande fragilité des cordes vocales et du larynx, suite à cette fibroscopie, j'ai eu les maux d'une très grosse angine et j'ai été aphone pendant 15 jours. En dehors de ça, l'acte lui-même n'a pas du tout était douloureux. Et les résultats étaient bon : rien à signaler, pas de bactérie non plus.


- Une étude du sommeil

      * Pourquoi cet examen ?
Il sagit de vérifier que vous dormer bien et sans apnée du sommeil. Si apnée du sommeil il y a, vous serez alors appareillé. 
      * Comment se déroule l'examen ?
Dans très peu de cas, le test se réalisera à votre domicile. La plupart du temps, vous êtes hospitalisé une nuit. Vous arrivez en fin de journée à l'hopital, on vous équipe de capteurs (plus ou moins nombreux selon les centres/hopitaux) et vous dormez sur place. Le lendemain matin, on vous retire l'équipement et vous attendant que le pneumologue passe vous rendre visite avec le bilan de votre nuit pour partir de l'hopital.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Inconfortable mais totalement indolore.
      * Quel a été mon bilan ?
Comparativement à certaines connaissances qui ont suivi le même parcours et donc les mêmes examens, je peux dire que mon appareillage à La Louvière était très très conséquent. Il m'a été interdit de dormir sur le ventre, ce qui est ma position naturelle de sommeil. Aussi, quand je change de lit, généralement je dors mal et/ou très peu. Ce fut donc la totale ! En une nuit de test du sommeil, j'ai dormi 2h43 exactement. Pendant ces 2h43, j'ai fait 3 minutes d'apnée. Pour autant, le pneumologue a jugé que mon examen ne nécessicité pas de mettre en place un appareillage.


jeudi 16 juillet 2015

5e réunion Céliobe (psy) : vis ma vie de Jeannine

On avance petit à petit dans le parcours pré-op'.
J'ai calé l'ensemble de mes rendez-vous médicaux (pneumologue, radiologue, cardiologue) et je continue chaque semaine à assister (peut-on dire participer ?) au réunion Céliobe à La Louvière à Lille.

Ce matin, la réunion Céliobe était animée par la psychologue.

Depuis le début des réunions, je me demande si cette psychologue Céliobe n'est pas une ancienne obèse vu son goût improbable pour s'habiller : pull plus court que le chemisier (ça dépend, ça dépasse...), tee-shirt trop court laissant apparaître un ventre un peu frippé, chaussettes bariolées visite dans des bottines usées et sales. C'est un point de détail ; je suis un peu méchante ok ok.

Cette psychologue a beau avoir un certains goût pour s'habiller, elle n'en est pas moins charmante. Voir même un peu trop charmante. À chacune des réunion qu'elle anime, j'ai toujours ce très désagréable sentiment qu'elle s'adresse à une bande de gros sans cervelle qui ne sait rien faire d'autre que de bouffer bouffer bouffer. Un gros est-il forcément un con ? On peut très bien voir ensemble le processus de la fin et comment on en arrivé à grignoter/manger trop et grossir, mais on peut le faire sans petits dessins ridicules au tableau (et surtout sans fautes d'orthographe !) et sans souffler les mots à l'assemblée (niveau classe de CM1). Oh mon dieu, que nos échanges sont puérils... C'est pour moi, à chaque séance avec elle, un festival de bâillements.

Ce jour, la psychologue nous a proposé un jeu de rôle :  l'histoire de Jeannine l'obèse.
La psychologue raconte la journée type de Jeannine l'obèse et nous devons ensemble indiquer à voix haute ce que Jeannine peut bien penser dans son fort intérieur. Ce qui donne :

Jeannine se lève le matin et prend les transports en commun pour aller à son travail. Selon vous, à quoi va penser Jeannine dans le bus ? Elle va avoir peur de ne pas trouver une siège à sa place. Elle va peut-être même préférer rester debout. Jeannine est en retard, elle doit courir pour arriver au travail. du coup, Jeannine sue. Selon vous, à quoi va penser Jeannine en arrivant au travail ? Jeannine va sentir tous les regards moqueurs de ses collègues se tourner avec insistance vers elle. Et ainsi de suite en passant pas Jeannince au restaurant, Jeannine fait du shopping, Jeannine dîne seule, etc.

Nous autres, en tant qu'obèses, nous avons déjà été confronté à toutes ces situations donc quel est l'interet de nous les faire revivre à travers ce jeu de rôle ? Je me le demande encore. Y avait-il une prise de conscience à avoir ? Je crois que quand on a 45, 50 ou 70 kg en trop, la prise de conscience on l'a déjà fait depuis un moment.

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jeudi 9 juillet 2015

4e réunion Céliobe (diét) : écouter sa faim

Tout arrive ! Aujourd'hui, la réunion Céliobe m'a intéressé.
Nous y avons parlé de la sensation de faim et de l'intérêt d'y prêter la plus grand attention.

Quand il est midi, on passe à table et on déjeune. Pourquoi ? Parce que c'est l'heure du déjeuner. Mais a-t on faim tous les jours pile à midi ? Est-ce qu'on sent l'estomac qui gargouille, qui réclame ? Est-ce qu'on se sent patraque et qu'on a vraiment besoin de recharger les batteries pour tenir le reste de la journée ?
On peut appliqué exactement le même raisonnement pour chaque repas de la journée.

Le but de la séance d'aujourd'hui était de nous apprendre à écouter notre faim.


Comment gérer sa faim sur une journée :

- Le matin au réveil, faim ou pas, si on a soif, on peut s'offrir un café, un thé ou un jus de fruit. Ensuite, si on n'a pas faim, c'est que le corps à encore assez d'énergie pour attaquer la journée donc inutile de manger. Par contre, on pense à prévoir un petit casse-croûte dans le sac à main si la faim arrive dans la matinée. Ce casse-croute, ça peut être 1 paquet individuel de biscuits, des crakers, 1 clémentine, 2 carrés de chocolat...

- Dans la matinée, si on a un coup de fatigue où si l'estomac a faim, on manger un casse-croûte.

- Aux alentours du déjeuner, encore une fois, on ne mange que si on a faim. Pour certains, la faim ne sera pas présente du tout. Pour d'autres, elle arrivera à midi pile, à 13h voir même à 14h. Si on déjeuner avec des collègues de travail, il est difficile de les accompagner au resto et de ne rien commander. Commandez alors quelque chose de plus léger possible et ne vous forcez surtout pas à finir votre assiette.

- Dans l'après-midi, si on a un coup de fatigue où si l'estomac a faim, on manger un casse-croûte.

- En soirée, même topo : on écoute sa faim et on mange que si elle est bien présente. On ne s'attable pas pour un repas entrée + plat + dessert si on a une petite faim. On peut se contenter d'une tartine de fromage et d'un fruit si cela est assez pour ne plus avoir faim.


Quelques astuces :

- Avoir toujours de quoi grignoter dans son sac.
C'est un paradoxe pour une personne obèse. Je sais très bien que ce n'est pas évident de sortir de son sac un paquet individuel de biscuits pour le grignoter au travail où tout en se baladant parce qu'on imagine, on sent les regards des passants nous dévisager : Elle est pas assez grosse, elle bouffe encore des cochonneries en plein après-midi. Il faut vous faire violence et ignorer autrui. Vous n'êtes pas au régime, vous écoutez votre faim. Vous n'avez peut-être pas manger à midi parce que vous n'aviez pas faim. Vous n'allez pas tomber dans les pommes à 15h30 en plein rue parce que votre faim vient de débarquer. Merde à ceux qui vous dévisage !

- Éviter les produits de régimes
Ils n'ont de régime que le nom ! J'en parlais il y a peu avec la diététicienne Céliobe. Elle me disait qu'au poids équivalent, un bol de Spécial K (pétales de céréale non sucré) était beaucoup plus gras, plus riche en protéines et plus salé qu'un bol de Frosties (pétales de maïs sucré). Préférez donc de bons produits si possible non transformé. C'est à dire qu'il vaut mieux manger une tartine de pain avec un peu de confiture qu'une barre de céréales industrielle.

Capture d’écran 2015-11-24 à 16 Capture d’écran 2015-11-24 à 16
Données nutritionnelles : à gauche Special K >< à droite Frosties 

- Prenez le temps
Que vous ayez faim ou non, pour chaque repas, prenez le temps de sentir votre assiette, couper des morceaux, mâcher, ressentir le goût, déglutir. Posez vos couvert, respirez, bavardez et recommencer à couper des morceaux, mâcher, ressentir le goût, dé... Laissez ainsi votre estomac se remplir doucement et ne le bourrez pas à toute vitesse. Il vous donnera la signal Arrête-toi, j'ai plus faim plus facilement.


Est-ce qu'écouter sa faim fait maigrir ?

Oui !

Avant l'opération, je n'ai pas voulu me mettre au régime et heureusement mon chirurgien ne me l'a pas demandé. Je sais que certains impose un régime yaourt voir un régime soupe au choux à leur patient. Le mien ne m'a absolument rien demandé. Par contre, la diététicienne comme le nutritionniste Céliobe ont tous les deux exigé de moi que j'écoute ma faim.

Au début, j'en riais avec mon mari. Et petit à petit, je m'y suis mise.
Il m'est très souvent arrivé de ne pas déjeuner à midi mais plutôt vers 14h30 quand j'avais vraiment faim. Avant, je prenais systématiquement un dessert à chaque repas parce que je pensais aimer finir sur une note sucrée. Je me suis mise à écouter ma faim, j'ai aussi pris plus de temps à manger et à déguster mon plat principal si bien qu'une fois fini (ou pas), je n'avais plus envie et besoin de dessert. Idem le soir, j'ai très souvent préféré manger une seule tartine de fromage plutôt qu'une assiette complète.
Au final, sans me mettre au régime et juste en écoutant ma faim, j'ai perdu 4,5 kg sans le moindre effort. Si j'avais eu la forme physique pour faire du sport, je pense que j'aurai pu perdre quasi le double.

Posté par OliviaJDS à 19:23 - - Permalien [#]
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vendredi 3 juillet 2015

1er rendez-vous avec le nutritionniste Céliobe

J'ai rencontré le nutrionniste du centre Céliobe. Il s'agit du (très) jeune docteur Rousseau. Je me demande même si je ne suis pas plus âgée que lui. Oui, je suis sûrement plus âgée que lui (j'ai 39 ans).

Lors de notre entretien, il m'a demandé ma taille, il m'a demandé de me peser (toujours 144 kg au compteur). Et il m'a aussi demandé, comme l'avait fait auparavant la diététicienne lors d'un entretien particulier, quelles sont mes habitudes alimentaires. Il m'a expliqué les principes des opérations (encore une fois). Et surtout, il m'a demandé de faire attention à ma faim (encore une fois). Je ne dois pas me mettre au régime, je dois essayer d'équilibrer mes repas et je dois aussi commencer à pratiquer de l'excercice physique régulièrement.

Le docteur Rousseau m'a aussi énoncé la liste des consultations et examens médicaux à réaliser avant l'opération. Il s'agit de faire un vaste bilan de mon état de santé, et particulièrement de mon système digestif, afin de savoir si je suis physiquement apte à subir une opération bariatrique.

J'ai apprécié ce rendez-vous et ce médecin parce que je n'ai pas eu le sentiment d'être considérée comme une grosse dondon sans cervelle qui ne sait rien faire d'autre que de bouffer bouffer bouffer. Lors de mes entretiens individuels avec la diététicienne et la psychologue, j'avais eu ce très désagréable sentiment. Je ne l'ai pas du tout ressenti avec le docteur Rousseau et je l'en remercie.

Je suis repartie du rendez-vous au 2 étage en prenant les escaliers !

jeudi 2 juillet 2015

Pourquoi j'ai finalement opté pour une sleeve et non un by-pass

Au départ, je voulais être opérée d'un by-pass parce que je voulais perdre beaucoup et rapidement, parce que je voulais retrouver une vie de mince le plus vite possible. Et puis j'ai pris conscience de certaines choses par le biais d'amis by-passés, par le biais de groupes et de forums sur Internet et aussi un peu par le biais des réunions Céliobe...

- D'abord, je souffre d'un SII. Ma digestion est fragile. Mes intestins sont très fragiles. Le by-pass court-circuite l'estomac pour balancer les aliments "directement" dans l'intestin. C'est très très schématique comme description, mais c'est grosso modo un peu ça. Est-ce que cela n'aggraverait pas mon SII ? J'ai posé la question à ma gastro-entérologue et à mon chirurgien. Aucun des deux n'a su me répondre. Il n'y a pas d'étude là-dessus.

- Les personnes opérées d'un by-pass peuvent être sujets au dumping syndrôme. C'est à dire que lorsque l'on a un by-pass, il est possible que lorsque l''on mange un peu trop gras ou trop sucrée, on fasse un malaise, un très très gros malaise qui chez certaines personnes vous cloue au lit pendant 2h. Ce n'est pas le cas d'absolument tous les by-passés mais il faut être conscient que cela peut arriver. Je connais un ami qui, 5 ans après son by-pass fait encore 2 à 3 dumping syndrome par an. Je veux perdre du poids mais je ne veux pas pour autant ne plus jamais manger de ma vie un petit bonbons de temps en temps, 2 tranches de raclette ou un demi mini-Merveilleux. Je veux maigrir mais pouvoir encore m'accorder des petits plaisirs et manger de tout.

- Les personnes opérées d'un by-pass doivent prendre des compléments alimentaires à vie. Et pour moi, prendre des médicaments à vie, c'est chaque jour se rappeler qu'on a été opéré.


Après plusieurs mois de réflections, j'ai finalement abandonné l'idée du by-pass pour m'orienter vers une sleeve. Cette dernière me semble plus adaptée à ma pathologie et à ce que je compte faire de ma future vie de mince...

- e me suis rendue compte que les grands obèses qui avaient eu recours à une sleeve arrivaient quasi tous à perdre autant que ceux opérés d'un by-pass. On dirait que le corps, une fois opéré, recalcule vite fait son poids idéal et entame l'amaigrissement jusqu'à y parvenir, que ce soit suite à un by-pass ou suite à une sleeve. Cette constatation m'a soulagée. Je me suis dit que même avec une sleeve, je pouvais espérer perdre au moins 50 kilos si ce n'est plus.

- Les réunions Céliobe m'ont aussi confirmé qu'il n'y avait pas dymping syndrôme avec une sleeve. Au pire, on a trop mangé et on vomi, mais dans l'absolu on peut réellement manger de tout à partir du moment où on respecte bien sa faim.

- Mis à part quelques compléments alimentaires les premiers mois après une sleeve, la plupart des opérés n'ont plus aucun médicament à prendre sur le long terme.


Ma décision mûrissait depuis des années, je m'étais confortée dans l'idée de maigrir grace à un by-pass mais finalement ce sera une sleeve. L'une comme l'autre de ces opérations présentent certains avantages et certains inconvénients certes, mais avec ce que je veux faire de ma vie de mince, la sleeve est selon moi bien plus indiquée.
J'ai demandé l'avis à mon chirurgien ; il m'a répondu qu'il ferait l'intervention que je choisi.
J'ai demandé l'avis au nutritionniste Céliobe ; il m'a dit que le by-pass me ferait perdre un peu plus mais que, sans pathologie associée type diabète ou cholestérol, la sleeve pouvait également me convenir.
J'ai demandé l'avie de ma gastro-entérologue ; elle m'a dit de demander à mon chirurgien !

Ma décision est prise :  je maigrirai avec l'aide d'une sleeve.

Posté par OliviaJDS à 14:26 - - Permalien [#]
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