jeudi 27 août 2015

11e réunion Céliobe (sport) : séance en salle de musculation

Pour cette réunion, le groupe se délocalise à Villeneuve d'Ascq dans les locaux de Cap Lille, une salle de fitness qui jouxte le Grand Stade. Je pensais y retrouver la diététicienne ou au moins la psychologue Céliobe mais non, personne de chez Céliobe. Nous sommes acceuillis par un coach de Cap Lille : un jeune homme musclé qui n'a sûrement strictement aucune connaissance du mal être au quotidien que peut vivre un obèse.

En se retrouvant face à quelqu'un d'externe à Céliobe, j'espérai que le discours changerait un peu et qu'on s'éloignerait enfin de l'infantilisme des réunions que j'ai subi jusqu'à présent au Céliobe. Hélas non.
Le coach nous explique 2-3 bricoles sur l'exercice physique et il nous sort un jeu de photos : une cascade d'eau, un couple qui fait l'amour, un groupe de personne qui font un trail, un avion, une plage paradisiaque, un plateau repas du Mc Donald, un grand et superbe arbre... Il nous demande alors de choisir 2 images de ce que nous aimerions faire ou devenir suite à l'opération. Puis ensemble, nous expliquons le pourquoi de notre choix. Et bien évidement, ça se termine en en faisant de l'exercice physique pour accompagner votre perte de poids, vous allez maigrir mieux, vous muscler et toutes les images dont vous rêvez deviendront réalisable. Mon dieu... Encore un qui considère l'obèse comme un parfait abruti...

Tout ceux qui, comme moi, sont obèses et ont fait maintes régimes yoyo savent que lorsqu'ils ont du poids en moins, on se sent pousser des ailes. Avec 100, 120 ou 150 kilos au compteur, faire 30 minutes de marche intense c'est souffler, suer, s'essouffler et ne ressentir aucun plaisir. Mais quand on a perdu du poids voir beaucoup de poids, ces mêmes 30 minutes de marche intense passent comme une lettre à La Poste. Pas besoin de jouer avec des images pour le savoir ! Aussi, quand on est gros, on n'est rarement féru de sport et pourtant, cela ne veut pas dire qu'on n'a pas envie d'en pratiquer.

Le soucis dans ce type d'échange entre un intervenant qui n'a jamais connu de problèmes de poids et un auditoire d'obèses qui a connu de nombreux régimes yoyo, c'est que ce premier explique des mécanismes qu'il n'a jamais connu à des personnes dont c'est pour ainsi dire le quotidien. Je trouve que c'est un peu prendre le problème à l'envers.

Après le coup des images, le coach nous a invité à le suivre dans une des salles de musculation de Cap Lille : une salle immense, totalement vide et pourvu de plusieurs dizaines de très grosses et très belles machines de musculation bardées d'électronique. L'un de ses collaborateurs nous a apporté des ceintures élastique à attacher sous la poitrine afin d'enregistrer nos battements cardiaque.
AH PARCE QUE NOUS ALLONS FAIRE DU SPORT ??? Aucun camarade de mon groupe n'était au courant et personne n'avait pris de tenu ni de chaussure adéquates.
Nous sommes allés au vestiaire pour mettre nos ceintures qui étaient bien évidement trop petite pour notre corpulence (ça roulottait sous la poitrine, c'était très agréable...). Et puis nous revoilà dans la salle de musculation.
Le coach nous a expliqué que telle machine peut se régler ainsi, travailler tel muscle et tel autre, que pour ma corpulence et mon inexpérience, il faudrait que je fasse tel mouvement autant de fois... Il a répété ce même cérémonial avec chacun de mes caramades pour chacune des machines disponible et nous avons du faire un peu de musculation (en tenu de ville et talons pour ma part) sur le champ. Ri-di-cule !

L'obèse qui s'inscrit au Céliobe souffre de problèmes sérieux de poids et dans la majeur partie des cas, ces problèmes de poids l'empêche en partie ou totalement de s'adonner à une activité sportive. Alors pourquoi nous parker ainsi dans une salle de musculation en tenue de ville pour nous faire suer (et nous ridiculiser) le temps de faire 2 tractions et 1 pompe ? Quel est l'intérêt ??? Nous montrer, comme si on ne le savait pas déjà, qu'il est possible de faire du sport même gros ? Mais on le sait ! Sauf que notre soucis à nous, les obèses, c'est qu'on souffre dans notre corps et dans notre tête à faire du sport.

Édit : Depuis, j'ai appris que la salle Cap Lille avait fermé.

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jeudi 20 août 2015

10e réunion Céliobe (diét) : rencontre avec des opérés

Aujourd'hui, encadré par la diététicienne, nous avons rencontré des anciens obèses qui sont tous passés par le Céliobe avant leur opération bariatrique. Il y avait là des personnes de tout âge qui ont aussi bien subi une sleeve qu'un by-pass et qui ont plus ou moins maigri de façon spectaculaire. Elles nous ont expliqué comment elles sont devenues obèses (le régime yoyo reste une constante). Elles ont très peu abordées l'opération en elle-même, la douleur, le réveil, etc. Je pense que la diététicienne a du les brieffer à ce sujet en amont afin de ne pas trop nous effrayer. Nous avons surtout échanger sur l'après opération : le protocle post-op et les nouvelles habitudes alimentaires. C'était très plaisant de voir ces futurs anciens obèses nous persuader que nous faisions le bon choix.

À la fin de la séance qui n'a duré qu'à peine 1h, quand ces témoins sont partis, à notre tour nous avons pu nous engager à témoigner un jour.
J'ai accepté.

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jeudi 6 août 2015

8e réunion Céliobe (spy) : dégustation de chocolat

Lors de la réunion du jour animée encore une fois par la psychologue, nous avons dégusté une mignonnette de chocolat (noir ou au lait selon notre souhait).
J'ai choisi une mignonnette de chocolat noir.
J'adore le chocolat noir. Et contrairement aux idées reçues sur les obèses, j'adore ça et pour autant je n'en mange pas une plaque par soirée. Bien au contraire. Je m'offre du très bon chocolat noir et j'en croque 1 à 2 carrés 2 à 3 fois maximum par semaine. Et pas plus. Je ne me sens pas frustrée. C'est un peu comme les fumeurs qui s'offrent un excellent cigare pour les grandes occasion.

La psychologue nous a demandé de croquer un petit bout de la mignonnette et de le déguster, le savourer et l'analyser pour le définir. Il nous a fallu lui indiquer, chacun notre tour, ce à quoi ce petit morceau de mignonnette de chocolat nous faisait penser.

J'ai donc choisi une mignonnette de chocolat noir. C'était du Côte d'Or... Qualité dégueu, chocolat déjà blanchi de vieillesse. Mais j'ai fait avec. Le 1er mot qui m'est venu à la dégustation c'était plastique. Puis caoutchouc. Je me suis abstenue de les citer parce qu'on m'aurait pris pour une bourgeoise qui n'aime que le chocolat de luxe. Alors j'ai cité corsé et fruité.

Nous avons ainsi déguster les 3/4 de notre mignonnette tout en citant des qualificatifs que la psychologue notait au fur et à mesure au tableau. Le but du jeu était apparemment de nous faire prendre conscience qu'en prêtant d'avantage attention à nos sensations alimentaires, on pouvait découvrir de nouveaux plaisirs. Pour la faire courte, il vaut mieux manger peu et bien que beaucoup et n'importe quoi pour obtenir une satisfaction gustative.

Les restes des mignonnettes ont fini à la poubelle. Là aussi, ce geste à joué un rôle : ne pas chercher à tout prix à finir son assiette.

Je pense que ce petit a du être utile à beaucoup de mes camarades Céliobe. Me concernant, cela fait longtemps que j'essaye d'appliquer ce principe de valorisation de la satisfaction gustative. D'ailleurs, c'est déjà ma méthode en ce qui concerne ma consommation de chocolat que j'évoque plus haut. Concernant les restes des mignonnettes ont fini à la poubelle, là j'étais moins open sur le sujet. Chez moi, on ne jette rien et même si on ne fini pas son assiette. On range au frigo dans un Tupperware pour consommer le lendemain, où on re-cuisine, où on donne au chien.


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jeudi 16 juillet 2015

5e réunion Céliobe (psy) : vis ma vie de Jeannine

On avance petit à petit dans le parcours pré-op'.
J'ai calé l'ensemble de mes rendez-vous médicaux (pneumologue, radiologue, cardiologue) et je continue chaque semaine à assister (peut-on dire participer ?) au réunion Céliobe à La Louvière à Lille.

Ce matin, la réunion Céliobe était animée par la psychologue.

Depuis le début des réunions, je me demande si cette psychologue Céliobe n'est pas une ancienne obèse vu son goût improbable pour s'habiller : pull plus court que le chemisier (ça dépend, ça dépasse...), tee-shirt trop court laissant apparaître un ventre un peu frippé, chaussettes bariolées visite dans des bottines usées et sales. C'est un point de détail ; je suis un peu méchante ok ok.

Cette psychologue a beau avoir un certains goût pour s'habiller, elle n'en est pas moins charmante. Voir même un peu trop charmante. À chacune des réunion qu'elle anime, j'ai toujours ce très désagréable sentiment qu'elle s'adresse à une bande de gros sans cervelle qui ne sait rien faire d'autre que de bouffer bouffer bouffer. Un gros est-il forcément un con ? On peut très bien voir ensemble le processus de la fin et comment on en arrivé à grignoter/manger trop et grossir, mais on peut le faire sans petits dessins ridicules au tableau (et surtout sans fautes d'orthographe !) et sans souffler les mots à l'assemblée (niveau classe de CM1). Oh mon dieu, que nos échanges sont puérils... C'est pour moi, à chaque séance avec elle, un festival de bâillements.

Ce jour, la psychologue nous a proposé un jeu de rôle :  l'histoire de Jeannine l'obèse.
La psychologue raconte la journée type de Jeannine l'obèse et nous devons ensemble indiquer à voix haute ce que Jeannine peut bien penser dans son fort intérieur. Ce qui donne :

Jeannine se lève le matin et prend les transports en commun pour aller à son travail. Selon vous, à quoi va penser Jeannine dans le bus ? Elle va avoir peur de ne pas trouver une siège à sa place. Elle va peut-être même préférer rester debout. Jeannine est en retard, elle doit courir pour arriver au travail. du coup, Jeannine sue. Selon vous, à quoi va penser Jeannine en arrivant au travail ? Jeannine va sentir tous les regards moqueurs de ses collègues se tourner avec insistance vers elle. Et ainsi de suite en passant pas Jeannince au restaurant, Jeannine fait du shopping, Jeannine dîne seule, etc.

Nous autres, en tant qu'obèses, nous avons déjà été confronté à toutes ces situations donc quel est l'interet de nous les faire revivre à travers ce jeu de rôle ? Je me le demande encore. Y avait-il une prise de conscience à avoir ? Je crois que quand on a 45, 50 ou 70 kg en trop, la prise de conscience on l'a déjà fait depuis un moment.

Posté par OliviaJDS à 18:03 - - Permalien [#]
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jeudi 9 juillet 2015

4e réunion Céliobe (diét) : écouter sa faim

Tout arrive ! Aujourd'hui, la réunion Céliobe m'a intéressé.
Nous y avons parlé de la sensation de faim et de l'intérêt d'y prêter la plus grand attention.

Quand il est midi, on passe à table et on déjeune. Pourquoi ? Parce que c'est l'heure du déjeuner. Mais a-t on faim tous les jours pile à midi ? Est-ce qu'on sent l'estomac qui gargouille, qui réclame ? Est-ce qu'on se sent patraque et qu'on a vraiment besoin de recharger les batteries pour tenir le reste de la journée ?
On peut appliqué exactement le même raisonnement pour chaque repas de la journée.

Le but de la séance d'aujourd'hui était de nous apprendre à écouter notre faim.


Comment gérer sa faim sur une journée :

- Le matin au réveil, faim ou pas, si on a soif, on peut s'offrir un café, un thé ou un jus de fruit. Ensuite, si on n'a pas faim, c'est que le corps à encore assez d'énergie pour attaquer la journée donc inutile de manger. Par contre, on pense à prévoir un petit casse-croûte dans le sac à main si la faim arrive dans la matinée. Ce casse-croute, ça peut être 1 paquet individuel de biscuits, des crakers, 1 clémentine, 2 carrés de chocolat...

- Dans la matinée, si on a un coup de fatigue où si l'estomac a faim, on manger un casse-croûte.

- Aux alentours du déjeuner, encore une fois, on ne mange que si on a faim. Pour certains, la faim ne sera pas présente du tout. Pour d'autres, elle arrivera à midi pile, à 13h voir même à 14h. Si on déjeuner avec des collègues de travail, il est difficile de les accompagner au resto et de ne rien commander. Commandez alors quelque chose de plus léger possible et ne vous forcez surtout pas à finir votre assiette.

- Dans l'après-midi, si on a un coup de fatigue où si l'estomac a faim, on manger un casse-croûte.

- En soirée, même topo : on écoute sa faim et on mange que si elle est bien présente. On ne s'attable pas pour un repas entrée + plat + dessert si on a une petite faim. On peut se contenter d'une tartine de fromage et d'un fruit si cela est assez pour ne plus avoir faim.


Quelques astuces :

- Avoir toujours de quoi grignoter dans son sac.
C'est un paradoxe pour une personne obèse. Je sais très bien que ce n'est pas évident de sortir de son sac un paquet individuel de biscuits pour le grignoter au travail où tout en se baladant parce qu'on imagine, on sent les regards des passants nous dévisager : Elle est pas assez grosse, elle bouffe encore des cochonneries en plein après-midi. Il faut vous faire violence et ignorer autrui. Vous n'êtes pas au régime, vous écoutez votre faim. Vous n'avez peut-être pas manger à midi parce que vous n'aviez pas faim. Vous n'allez pas tomber dans les pommes à 15h30 en plein rue parce que votre faim vient de débarquer. Merde à ceux qui vous dévisage !

- Éviter les produits de régimes
Ils n'ont de régime que le nom ! J'en parlais il y a peu avec la diététicienne Céliobe. Elle me disait qu'au poids équivalent, un bol de Spécial K (pétales de céréale non sucré) était beaucoup plus gras, plus riche en protéines et plus salé qu'un bol de Frosties (pétales de maïs sucré). Préférez donc de bons produits si possible non transformé. C'est à dire qu'il vaut mieux manger une tartine de pain avec un peu de confiture qu'une barre de céréales industrielle.

Capture d’écran 2015-11-24 à 16 Capture d’écran 2015-11-24 à 16
Données nutritionnelles : à gauche Special K >< à droite Frosties 

- Prenez le temps
Que vous ayez faim ou non, pour chaque repas, prenez le temps de sentir votre assiette, couper des morceaux, mâcher, ressentir le goût, déglutir. Posez vos couvert, respirez, bavardez et recommencer à couper des morceaux, mâcher, ressentir le goût, dé... Laissez ainsi votre estomac se remplir doucement et ne le bourrez pas à toute vitesse. Il vous donnera la signal Arrête-toi, j'ai plus faim plus facilement.


Est-ce qu'écouter sa faim fait maigrir ?

Oui !

Avant l'opération, je n'ai pas voulu me mettre au régime et heureusement mon chirurgien ne me l'a pas demandé. Je sais que certains impose un régime yaourt voir un régime soupe au choux à leur patient. Le mien ne m'a absolument rien demandé. Par contre, la diététicienne comme le nutritionniste Céliobe ont tous les deux exigé de moi que j'écoute ma faim.

Au début, j'en riais avec mon mari. Et petit à petit, je m'y suis mise.
Il m'est très souvent arrivé de ne pas déjeuner à midi mais plutôt vers 14h30 quand j'avais vraiment faim. Avant, je prenais systématiquement un dessert à chaque repas parce que je pensais aimer finir sur une note sucrée. Je me suis mise à écouter ma faim, j'ai aussi pris plus de temps à manger et à déguster mon plat principal si bien qu'une fois fini (ou pas), je n'avais plus envie et besoin de dessert. Idem le soir, j'ai très souvent préféré manger une seule tartine de fromage plutôt qu'une assiette complète.
Au final, sans me mettre au régime et juste en écoutant ma faim, j'ai perdu 4,5 kg sans le moindre effort. Si j'avais eu la forme physique pour faire du sport, je pense que j'aurai pu perdre quasi le double.

Posté par OliviaJDS à 19:23 - - Permalien [#]
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mardi 23 juin 2015

1er rendez-vous avec mon futur chirurgien

Aujourd'hui, j'ai rencontré mon futur chirurgien, le docteur Arnalsteen à l'hopital privé de La Louvière à Lille.

Le docteur Arnalsteen m'a fait rentrer dans son bureau avec 23 minutes de retard. J'aime pas les gens qui sont en retard. Ça commence mal. Je suis tatillon, ok. Mais j'aime pas les gens qui sont en retard. Je ne le suis jamais, moi. Je prends les dispositions pour ne jamais l'être. Bref.

Je me suis assise dans l'un des fauteuils devant son bureau. Je ne sais pas si ils était très large ou alors sans accoudoir mais je n'ai eu aucun mal à y loger mon gros derrière. Good point!

Le docteur Arnalsteen s'est assis à son bureau, planqué derrière son Mac Book.
Le monsieur n'est pas bien grand, pas bien costaud non plus. Il doit avoir une bonne quarantaine d'années (je suis nulle pour donner l'âge d'une personne). Il porte des lunettes et une blouse blanche. Comme me l'avait dit ma gastro-entérologue, c'est un monsieur très professionnel et accessible. Effectivement, son cabinet est dénué de signe ostentatoire d'une bourgeoisie quelconque. Son bureau est lui-même extrêmement vide. Le monsieur doit aimer les choses nettes et précises. Il peut-être même un peu maniaque ?

Sans me regarder ou presque, il m'a demandé ma date de naissance, ma taille et mon poids. J'ai eu envie de lui répondre une connerie du genre 1,76 m et 65 kg pour voir comment il aurait réagi. Mais j'ai été sérieuse parce que le bonhomme n'a pas l'air d'être un rigolo.
- Je m'appelle Olivia, je mesure 1,76 m et je fais 144 kilos (on se croirait aux obèses anonymes...)
- Votre IMC est de 46.
Je suis enrobée, ronde, grasse, dodue, bien en chair, grosse. Oui, je suis OBÈSE. Cet IMC me le crie à la gueule. Mais je n'ai pas mal. Je le sais. J'en suis consciente et c'est bien pour ça que je suis assise dans le bureau d'un chirurgien bariatrique.

Nous échangeons sur mon passé, mes régimes yoyo à répétitions, mes précédents pertes. Il m'explique briévement les opérations qui existent. Le lui indique que j'aimerai opter éventuellement pour un by-pass. Il me répond que c'est moi qui choisi.
C'est moi qui choisi ? AH BON ???
Comment vais-je pouvoir choisir la meilleure opération pour ma cas alors que je ne suis ni médecin, ni chirurgien ?

L'échange se poursuit. Il m'informe des risques, des conséquences, des changements que cela inclu.
Tout ça, je sais, je sais, je sais.

- J'ai commencé les réunions Céliobe la semaine dernière.
- Très bien. Vous avec entamer les examens pré-op ?
- Non, je vais prendre rendez-vous prochainement.
- Nous nous reverrons quand vous aurez tout fait, on fera un point ensemble.

En 30 minutes, la consultation était pliée.
Je n'ai rien appris de plus que ce que je ne savais déjà mais le 1er contact a été fait. J'ai trouvé le docteur Arnalsteen un peu froid et distant. J'aurai aimé qu'il me regarde dans les yeux. Je pensais qu'il allait me peser mais non. Je pensais qu'il allait me conseiller sur une opération plutôt qu'une autre mais non.

Je vais à présent prendre les rendez-vous médicaux qui s'imposent pour constituer mon dossier médical pré-opératoire. Puis je reprendrais rendez-vous avec le docteur Arnalsteen pour faire un point.

Posté par OliviaJDS à 18:21 - - Permalien [#]
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jeudi 18 juin 2015

1re réunion Céliobe (diét)

Ce jeudi, je suis allée à la toute 1re réunion du programme d'éducation thérapeutique Celiobe.

Pour rappel, le Cliobe est le Centre de prise en charge de l'Obèsité rattaché à l'hopital privé de La Louvière à Lille. Sur les recommandations de ma gastro-entérologue, je m'y suis simplement inscrite par téléphone. Ce matin, j'ai donc officiellement commencé un programme d'une vingtaine de réunions d’éducation thérapeutique de 2h chacune. Pour faire simple, avec un petit groupe d'obèses, on va se retrouver 1 fois par semaine avec une psy ou une diététicienne pour échanger, s'informer, se questionner sur l'obésité, le pourquoi on en est arrivé là et le comment s'en sortir avec l'aide d'une opération bariatrique.

La toute 1re séance de mon programme était donc ce matin et je m'y suis ennuyée comme un rat mort.
Ce que j'en ai retenu ? Le prénom de mes camarades d'infortune !

L'intervenante, une diététicienne, était charmante à tout point de vue... Quoi que je dois l'avouer, un peu trop mielleuse à mon goût. J'ai eu le sentiment qu'elle s'adressait à une bande de totals ignares sur le sujet des opérations bariatriques ; comme si on avait aterri là sans même savoir ce que les mots opération et bariatrique voulaient dire. Cela dit, parmi mes camarades, il y en a peut-être dont c'est le cas (mais franchement j'ai peine à le croire).

Bon, il faut quand même que je précise quelque chose de très très important.
Celui fait 8 ans, oui oui, 8 ans que je songe à être opérée d'un by pass (et non d'une sleeve). J'ai donc eu le temps pour potasser le sujet, consulter des statistiques et des études, interroger des amis (une bonne quinzaine autour de moi) qui ont été opéré, suivre des échanges sur divers groupes Facebook dédié. Je suis, je pense, déjà très bien informée.

C'est assurément pour ça que ce matin, je me suis terriblement ennuyée à cette 1re réunion. Je n'ai rien appris de plus que ce que je savais déjà. Mais c'est le jeu pas pauv' Lucette comme dirait l'autre. Et puis ce n'était que la 1re réunion. On a survolé le sujet, on a surtout pris notre temps pour faire connaissance.

Je vais essayer de positiver tout ça en me disant que je suis bien entourée et accompagnée pour subir mon opération.
Vivement la semaine prochaine pour la 2e séance !

Posté par OliviaJDS à 18:12 - - Permalien [#]
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samedi 13 juin 2015

La 1re fois qu'un médecin m'a ouvertement parlé de chirurgie bariatrique

Hier je suis allée consulter ma gastro-antérologue pour mon problème de syndrôme de l'intestin irritable. Elle m'a prescrit une cure de probiotiques de 30 jours. Elle m'a aussi programmé une gastrocopie et une fribroscopie afin d'aller voir un peu comment est mon intérieur... Pour être sûr qu'il n'y ait pas de vilaines et regrettables choses qui se cachent.

Après avoir échangé sur mon SII, ma gastro-entérologue a aussi abordé le problème de mon surpoids. Elle m'a demandé si j'avais déjà songé à une opération bariatrique parce que j'ai le profil pour. Cela réglerait assurément beaucoup de vos problèmes de santé et pourrait avoir éventuellement un intérêt dans le cadre du traitement de votre SII. Rien est avéré à ce sujet mais une chirurgie bariatrique force naturellement à manger moins, hors manger moins c'est aussi moins solliciter le transit. Logique !

Oui, j'ai déjà pensé à la chirurgie bariatrique pour maigrir.
J'en avais parlé à mon ancien médecin traitant peace&love sur les bords et militant des médecins douces et de l'homéopathie. À l'époque, il m'avait limite rit au nez. Oh lalala, vous savez c'est très dangeureux. Surveillez donc votre alimentation et faîtes du sport.
J'en avais aussi parlé à mon nouveau et tout jeune médecin traitant qui, lui, avait été beaucoup plus réceptif. Avec toute la timidité de son jeune âge (à l'époque il n'avait que 29 ans), il m'avait dit que oui, pourquoi, ça pouvait être une solution. J'avais bien sentie alors qu'il n'était pas calé sur le sujet et j'avais mis fin naturellement à l'échange.


Aujourd'hui donc, c'est la 1re fois qu'un médecin me parle ouvertement de chirurgie bariatrique.
Si la médecin offre des solutions pour palier à un soucis, c'est normal de les évoquer, de les envisager.
Hors même si j'y songe depuis 8 ans, je n'avais jusqu'alors jamais eu le déclic (ou trouver le bon médecin) pour l'évoquer concrétement.

Ma gastro-entérologue m'a conseillé de contacter le centre Celiobe à Lille.
Celiobe, c'est le Centre Libéral de Prise en charge de l'Obésité de l'hopital privé de la Louvière, une sorte d'annexe à l'hopital consacrée à la prise en charge des obèses pour les préparer au mieux à la chirurgie et à la vie après la chirurgie.
Elle m'a aussi recommandé le docteur Arnalsteen, un chirurgien bariatrique qui exerce également à La Louvière. Il est selon elle (je cite) très pro, pas prout-prout à ne reconnaître personne, un médecin discret et très efficace.

Je suis ressortie de cette consultation avec le sourire jusqu'aux oreilles.
Cela m'a fait un bien immense d'échanger avec une professionnelle de santé qui sait qu'un énorme surpoids peut-être non seulement douloureux à vivre mais impossible a éradiquer sans une aide chirurgicale. Je me suis sentie comprise. Je n'étais pas qu'une grosse qui devrait se bouger, mais une obèse qui doit, qui peut et qui va être aidée.

J'ai dans l'idéal absolu 70 kilos à perdre.
Demain, je prends rendez-vous au centre Céliobe.