vendredi 24 juillet 2015

Tout sur les examens médicaux pré-opératoires

Monsieur Rousseau, nutritionniste Céliobe, m'a établi et envoyé par courrier une paquet d'ordonnanceq pour des examens médicaux à réaliser avant d'être opérée. Il s'agit là de faire un check-up complet de mon état de santé. Certains médecins, comme le docteur Rousseau, proposent de réaliser l'ensemble de ces examens en 2 jours d'hospitalisation. Cela peut-être une bonne solution : tout est fait sur place, en un rien de temps et sans avoir à courir à droite et à gauche pour prendre et se rendre aux rendez-vous. Faut-il encore pouvoir se libérer 2 jours.
Pour ma part, j'ai préféré prendre mes rendez-vous moi-même, avec les praticiens de mon choix et proche de mon domicile. Il n'y a que pour l'étude du sommeil que j'ai été hospitalisé 1 nuit à La Louvière à Lille.

Voici la série d'examens que j'ai subi avec tous les détails qui peuvent vous êtes utiles pour vous y préparer au mieux :


- Un bilan de la mastication chez le dentiste

      * Pourquoi cet examen ?
Le dentiste doit garantir le fait que vous ayez une bonne dentition qui vous permettra de bien mâcher les aliments après l'opération.
      * Comment se déroule l'examen ?
Il suffit de prendre contact avec le dentiste qui vous fixera rendez-vous pour vous faire un petit bilan. À la vue de votre dentition et des précédents soin qu'il a pu pratiqué dans votre bouche, il établira un certificat mentionnant un pourcentage de capacité masticatoire. Plus ce pourcentage est élévé, plus cela signifie que vous avez des bonnes dents, bien saines et qui fonctionnent parfaitement.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Totalement indolore.
      * Quel a été mon bilan ?
J'avais consulté mon dentiste quelques semaines auparavant, il n'a donc jugé nécessaire de me revoir. Il m'a fait parvenir son certificat par La Poste. Ado, j'ai porté un appareil d'orthodontie et pour se faire, je me suis fait arraché 6 dents. Et puis j'ai aussi une bouche à caries donc malheureusement beaucoup de plombages et d'amalgames. Ma capacité masticatoire est donc de 80%.


- Un électrocardiogramme chez le cardiologue.

      * Pourquoi cet examen ?
Il faut déterminé si vous avez un bon rythme cardiaque.
      * Comment se déroule l'examen ?
Le cardiologue vous pose un appareillage sur la poitrine, les bras et les jambes afin de mesurer votre rythme cardiaque et éditer plusieurs relevés.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Totalement indolore. Au pire, vous aurez des petites traces de sucions due au ventouse de l'appareillage.
      * Quel a été mon bilan ?
Rien à signaler. Malgré mon sur-poids, le cardiologue a jugé mon coeur en parfait état.


- Un bilan de la capacité respiratoire chez un pneumologue

      * Pourquoi cet examen ?
Il s'agit de vérifier votre capacité respiratoire.
      * Comment se déroule l'examen ?
Selon les praticiens/hôpitaux, vous pouvez avoir à -
- Souffler dans une danss une machine qui mesurera votre capacité respiratoire ;
- Pratiquer un test d'effort (si vous êtes fumeur, vous y aurez sûrement droit) ;
- Subir un gaz du sang, c'est à dire une gazométrie artérielle. Dans l'artère radiale (au niveau de la partie latérale du poignet), on vous prélève du sang qui sera analysé en labo pour évaluer votre fonction respiratoire et acidobasique.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Seul le gaz du sang est très désagréable.
      * Quel a été mon bilan ?
J'ai une très bonne capacité respiratoire, dans la moyenne des personnes de mon âge avec mon surpoids et ce même en étant une ancienne fumeuse (j'avais arrêté le tabac depuis 1 an quand j'ai passé ces examens). Mon gaz du sang était impec aussi même si il s'est très mal déroulé. J'ai été piqué par une infirmière un peu gauche qui a trifouillé avec son aiguille dans mon artère radiale. C'était très douloureux que j'en ai fait un malaise. C'est un médecin qui a pris le relais et comme j'étais encore un peu dans les choux, j'ai refais un malaise.


- Un Transit Oeso-gastro-duodénal chez un radiologue ou un gastro-entérologue équipé

      * Pourquoi cet examen ?
C'est le fameux TOGD ! Il sagit de vérifier que tous les organes entre votre bouche et l'instestin grêle sont en bonne santé.
      * Comment se déroule l'examen ?
Vous devez ingérer une solution blanche et pâteuse. Le radiologue réalise ensuite plusieurs clichés qui permettent une étude de l’œsophage, de l’estomac et de la partie initiale de l'intestin grêle (le duodénum).
      * Est-ce que ça fait mal ?
Totalement indolore mais pas très agréable.
      * Quel a été mon bilan ?
Comme à chaque fois que je passe un TOGD (ce n'était pas la 1re fois), j'ai vomi en cours d'examen. Je ne supporte pas la consistance de la solution à ingérer. En dehors de ce fait, mon TOGD n'a révélé aucun problème.


- Une échographie du thorax chez un radiologue ou un gastro-entérologue équipé

      * Pourquoi cet examen ?
Le radiologue va vérifier visuellement chaque organe : foie, pancréas, vésicule, rate, estomac. Pensez à lui demander de calculer et d'indiquer la taille de votre estomac ; certains chirurgiens apprécient le savoir avant opération.
      * Comment se déroule l'examen ?
Le radiologue vous badigeonne de gel de contact et vous ballade une sonde sur la peau comme il se fait lors de l'échographie d'une femme enceinte.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Pour ainsi totalement indolore. Avec tout gras qui peut vous enrober, le radiologue devra peut-être appuyer avec insistance pour pouvoir bien voir et radiographier certains organe.
      * Quel a été mon bilan ?
Rien à redire, tout est impeccable à tel point qu'on a pas mal papoter avec ma gastro-entérologue et elle a oublié de calculer la taille de mon estomac.


- Une fibroscopie oesogastrique

      * Pourquoi cet examen ?
Il s'agit de vérifier votre intérieur entre la bouche et l'estomac, et réaliser un petit prélèvement sur la paroie de votre estomac. Ce prélèvement sera envoyé ensuite en labo afin de vérifier que vous n'avez pas de bactérie Hélicobacter Pylori. Si vous avez cette bactérie, vous devrez suivre un traitement (+/- 1 mois) pour l'éradique avant de pouvoir être opéré.
      * Comment se déroule l'examen ?
Sans anesthésie ou sous anesthésie générale (on vous laisse le choix la plupart du temps), on vous introduit une toute toute petite canule par la bouche. Par cette canule, on fait passer une petite caméra qui va prendre en photo votre intérieur jusqu'à l'estomac. Arrivé là, une toute petite pince va prélever un tout petit bout de paroie. Et c'est terminé.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Sans anesthésie, c'est inconfortable. Sous anesthétise, c'est totalement indolore.
      * Quel a été mon bilan ?
Ayant une très grande fragilité des cordes vocales et du larynx, suite à cette fibroscopie, j'ai eu les maux d'une très grosse angine et j'ai été aphone pendant 15 jours. En dehors de ça, l'acte lui-même n'a pas du tout était douloureux. Et les résultats étaient bon : rien à signaler, pas de bactérie non plus.


- Une étude du sommeil

      * Pourquoi cet examen ?
Il sagit de vérifier que vous dormer bien et sans apnée du sommeil. Si apnée du sommeil il y a, vous serez alors appareillé. 
      * Comment se déroule l'examen ?
Dans très peu de cas, le test se réalisera à votre domicile. La plupart du temps, vous êtes hospitalisé une nuit. Vous arrivez en fin de journée à l'hopital, on vous équipe de capteurs (plus ou moins nombreux selon les centres/hopitaux) et vous dormez sur place. Le lendemain matin, on vous retire l'équipement et vous attendant que le pneumologue passe vous rendre visite avec le bilan de votre nuit pour partir de l'hopital.
      * Est-ce que ça fait mal ?
Inconfortable mais totalement indolore.
      * Quel a été mon bilan ?
Comparativement à certaines connaissances qui ont suivi le même parcours et donc les mêmes examens, je peux dire que mon appareillage à La Louvière était très très conséquent. Il m'a été interdit de dormir sur le ventre, ce qui est ma position naturelle de sommeil. Aussi, quand je change de lit, généralement je dors mal et/ou très peu. Ce fut donc la totale ! En une nuit de test du sommeil, j'ai dormi 2h43 exactement. Pendant ces 2h43, j'ai fait 3 minutes d'apnée. Pour autant, le pneumologue a jugé que mon examen ne nécessicité pas de mettre en place un appareillage.


vendredi 3 juillet 2015

1er rendez-vous avec le nutritionniste Céliobe

J'ai rencontré le nutrionniste du centre Céliobe. Il s'agit du (très) jeune docteur Rousseau. Je me demande même si je ne suis pas plus âgée que lui. Oui, je suis sûrement plus âgée que lui (j'ai 39 ans).

Lors de notre entretien, il m'a demandé ma taille, il m'a demandé de me peser (toujours 144 kg au compteur). Et il m'a aussi demandé, comme l'avait fait auparavant la diététicienne lors d'un entretien particulier, quelles sont mes habitudes alimentaires. Il m'a expliqué les principes des opérations (encore une fois). Et surtout, il m'a demandé de faire attention à ma faim (encore une fois). Je ne dois pas me mettre au régime, je dois essayer d'équilibrer mes repas et je dois aussi commencer à pratiquer de l'excercice physique régulièrement.

Le docteur Rousseau m'a aussi énoncé la liste des consultations et examens médicaux à réaliser avant l'opération. Il s'agit de faire un vaste bilan de mon état de santé, et particulièrement de mon système digestif, afin de savoir si je suis physiquement apte à subir une opération bariatrique.

J'ai apprécié ce rendez-vous et ce médecin parce que je n'ai pas eu le sentiment d'être considérée comme une grosse dondon sans cervelle qui ne sait rien faire d'autre que de bouffer bouffer bouffer. Lors de mes entretiens individuels avec la diététicienne et la psychologue, j'avais eu ce très désagréable sentiment. Je ne l'ai pas du tout ressenti avec le docteur Rousseau et je l'en remercie.

Je suis repartie du rendez-vous au 2 étage en prenant les escaliers !

jeudi 2 juillet 2015

Pourquoi j'ai finalement opté pour une sleeve et non un by-pass

Au départ, je voulais être opérée d'un by-pass parce que je voulais perdre beaucoup et rapidement, parce que je voulais retrouver une vie de mince le plus vite possible. Et puis j'ai pris conscience de certaines choses par le biais d'amis by-passés, par le biais de groupes et de forums sur Internet et aussi un peu par le biais des réunions Céliobe...

- D'abord, je souffre d'un SII. Ma digestion est fragile. Mes intestins sont très fragiles. Le by-pass court-circuite l'estomac pour balancer les aliments "directement" dans l'intestin. C'est très très schématique comme description, mais c'est grosso modo un peu ça. Est-ce que cela n'aggraverait pas mon SII ? J'ai posé la question à ma gastro-entérologue et à mon chirurgien. Aucun des deux n'a su me répondre. Il n'y a pas d'étude là-dessus.

- Les personnes opérées d'un by-pass peuvent être sujets au dumping syndrôme. C'est à dire que lorsque l'on a un by-pass, il est possible que lorsque l''on mange un peu trop gras ou trop sucrée, on fasse un malaise, un très très gros malaise qui chez certaines personnes vous cloue au lit pendant 2h. Ce n'est pas le cas d'absolument tous les by-passés mais il faut être conscient que cela peut arriver. Je connais un ami qui, 5 ans après son by-pass fait encore 2 à 3 dumping syndrome par an. Je veux perdre du poids mais je ne veux pas pour autant ne plus jamais manger de ma vie un petit bonbons de temps en temps, 2 tranches de raclette ou un demi mini-Merveilleux. Je veux maigrir mais pouvoir encore m'accorder des petits plaisirs et manger de tout.

- Les personnes opérées d'un by-pass doivent prendre des compléments alimentaires à vie. Et pour moi, prendre des médicaments à vie, c'est chaque jour se rappeler qu'on a été opéré.


Après plusieurs mois de réflections, j'ai finalement abandonné l'idée du by-pass pour m'orienter vers une sleeve. Cette dernière me semble plus adaptée à ma pathologie et à ce que je compte faire de ma future vie de mince...

- e me suis rendue compte que les grands obèses qui avaient eu recours à une sleeve arrivaient quasi tous à perdre autant que ceux opérés d'un by-pass. On dirait que le corps, une fois opéré, recalcule vite fait son poids idéal et entame l'amaigrissement jusqu'à y parvenir, que ce soit suite à un by-pass ou suite à une sleeve. Cette constatation m'a soulagée. Je me suis dit que même avec une sleeve, je pouvais espérer perdre au moins 50 kilos si ce n'est plus.

- Les réunions Céliobe m'ont aussi confirmé qu'il n'y avait pas dymping syndrôme avec une sleeve. Au pire, on a trop mangé et on vomi, mais dans l'absolu on peut réellement manger de tout à partir du moment où on respecte bien sa faim.

- Mis à part quelques compléments alimentaires les premiers mois après une sleeve, la plupart des opérés n'ont plus aucun médicament à prendre sur le long terme.


Ma décision mûrissait depuis des années, je m'étais confortée dans l'idée de maigrir grace à un by-pass mais finalement ce sera une sleeve. L'une comme l'autre de ces opérations présentent certains avantages et certains inconvénients certes, mais avec ce que je veux faire de ma vie de mince, la sleeve est selon moi bien plus indiquée.
J'ai demandé l'avis à mon chirurgien ; il m'a répondu qu'il ferait l'intervention que je choisi.
J'ai demandé l'avis au nutritionniste Céliobe ; il m'a dit que le by-pass me ferait perdre un peu plus mais que, sans pathologie associée type diabète ou cholestérol, la sleeve pouvait également me convenir.
J'ai demandé l'avie de ma gastro-entérologue ; elle m'a dit de demander à mon chirurgien !

Ma décision est prise :  je maigrirai avec l'aide d'une sleeve.

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jeudi 25 juin 2015

Qu'est-ce que la sleeve ?

 

Capture d’écran 2015-11-24 à 16

crédit photo : http://www.cliniquedupoids.be/



Selon Wikipédia :


La sleeve gastrectomie, ou gastrectomie longitudinale ou gastrectomie partielle par plicature, est une technique restrictive de chirurgie bariatrique destinée au traitement de l'obésité sévère, qui consiste à retirer les deux tiers gauches de l'estomac.


Selon la définition du site Internet Céliobe :

Les 2/3 de l’estomac sont retirés en le coupant sur sa longueur. Les parois de l’estomac sont agrafées pour former un tube. L’estomac produit une hormone (la grhéline) qui stimule l’envie de manger (c’est cette partie de l’estomac qui est retirée).


Capture d’écran 2015-11-24 à 16
crédit photo : http://destinationsante.com/la-coelioscopie-un-coup-doeil-a-linterieur.html



Comment se déroule l'opération ?

La sleeve est une opération qui consiste à réduire l'estomac d'un patient souffrant d'obèsité.

Techniquement, sous anesthésie générale et par coelioscopie , le chirurgien fait :
- 3 à 4 petites incisions (de 3-4 cm chacune) sur la partie supérieure au nombril pour y glisser ses outils type pinces, ciseaux-agrafeurs, etc.
- 1 petite incision (de 1 cm à peine juste en-dessous de la poitrine) pour y glisser une micro caméra.

Le chirurgien opére en regardant donc un écran qui lui retransmet ce que filme la petit caméra à l'intérieur du ventre. Cette technique permet pour le patient de ne pas être ouvert de haut en bas. Et pour le chirurgien, cela lui permet de travailler beaucoup plus précisément.

Une fois les incisions pratiquées, le chirurgien utilise une agrafeuse mécanique linéaire qui coupe et agrafe simultanémentpaire. Grosso modo, c'est une paire de ciseaux qui, au fur et à mesure qu'elle coupe, agrafe chaque partie coupée. Ainsi, aucune partie de l'estomac (la partie restante comme la partie retirée) ne fuite dans le ventre. C'est un peu comme si on coupait et on suturait au fur et à mesure sauf que là, c'est agrafé. Et des agrafes au final, il y en a plus de 300 (mais elles sont très petites).

À ce stade, l'estomac est divisé en 2 parties :
- 1/3 de l'estomac rattaché au système digestif reste à l'intérieur et prend du coup la forme d'un tube (appelé tube gastrique). Il est d'un volume comparable à celui d'un pot de yaourt.
- 2/3 de l'estomac (où se trouve la grhéline) est retiré par l'une des incisions. Ce morceau est envoyé en labo pour analyse.

Le chirurgien referme alors les incisions. L'opération a duré environ 1h30 voir 2h00.

Le patient, si il n'a pas de pathologie à surveillé, est envoyé en salle de réveil et regagnera sa chambre 2 à 5h plus tard.


Quelle est la douleur suite à une sleeve ?

Au réveil, on se sent bien évidement groguie du fait de l'anesthésie. Certaines personnes ont parfois la nausée à cause de l'anesthésie donc ne vous affolez pas. Le ressenti une fois bien réveillé varie beaucoup selon l'état général du patient, selon sa sensibilité, selon aussi le savoir-faire du chirurgien.
Certains opérés ont la nausée, mal ou très mal au ventre. D'autres se sentent juste un peu barbouillés. Dans la majeur partie des cas, on ne souffre que très très peu et tout est prévu pour palier à la douleur. Vous aurez des anti-douleurs et de la morphine sur demande.


Est-ce qu'on mange de suite après l'opération ?

Cela dépend des hopitaux. Dans la plupart des cas, le jour de l'opération, vous n'avalerez rien ou, tout au plus, un verre d'eau. Ce n'est que le lendemain qu'on vous servira quelque chose à manger. Tout jours selon les hôpitaux, cela peut être une soupe, un yaourt (à boire) ou une compote. Le principal est de ne pas vous forcer. Si vous n'arrivez à rien avaler du tout, vous aurez une perfusion qui vous apportera le minimum pour tenir le coup.


A-t on encore faim après une sleeve ?

La partie de l'estomac qui est retirée contient la grhéline, l'hormone qui appelle de faim. Logiquement donc, une personne opérée d'une sleeve ne devrait plus jamais avoir faim. J'en ai parlé avec mon chirurgien et il m'a dit que seulement 15 à maxi 20% des opérés perdaient la sensation de faim. Ce n'est donc pas systématique, soyez-en bien conscient. Pour autant, ne vous affolez pas. Même si vous avez encore faim, votre estomac est si petit qu'avec une alimentation équilibrée, vous avez toutes les chances de manger peu et donc de maigrir.

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mardi 23 juin 2015

1er rendez-vous avec mon futur chirurgien

Aujourd'hui, j'ai rencontré mon futur chirurgien, le docteur Arnalsteen à l'hopital privé de La Louvière à Lille.

Le docteur Arnalsteen m'a fait rentrer dans son bureau avec 23 minutes de retard. J'aime pas les gens qui sont en retard. Ça commence mal. Je suis tatillon, ok. Mais j'aime pas les gens qui sont en retard. Je ne le suis jamais, moi. Je prends les dispositions pour ne jamais l'être. Bref.

Je me suis assise dans l'un des fauteuils devant son bureau. Je ne sais pas si ils était très large ou alors sans accoudoir mais je n'ai eu aucun mal à y loger mon gros derrière. Good point!

Le docteur Arnalsteen s'est assis à son bureau, planqué derrière son Mac Book.
Le monsieur n'est pas bien grand, pas bien costaud non plus. Il doit avoir une bonne quarantaine d'années (je suis nulle pour donner l'âge d'une personne). Il porte des lunettes et une blouse blanche. Comme me l'avait dit ma gastro-entérologue, c'est un monsieur très professionnel et accessible. Effectivement, son cabinet est dénué de signe ostentatoire d'une bourgeoisie quelconque. Son bureau est lui-même extrêmement vide. Le monsieur doit aimer les choses nettes et précises. Il peut-être même un peu maniaque ?

Sans me regarder ou presque, il m'a demandé ma date de naissance, ma taille et mon poids. J'ai eu envie de lui répondre une connerie du genre 1,76 m et 65 kg pour voir comment il aurait réagi. Mais j'ai été sérieuse parce que le bonhomme n'a pas l'air d'être un rigolo.
- Je m'appelle Olivia, je mesure 1,76 m et je fais 144 kilos (on se croirait aux obèses anonymes...)
- Votre IMC est de 46.
Je suis enrobée, ronde, grasse, dodue, bien en chair, grosse. Oui, je suis OBÈSE. Cet IMC me le crie à la gueule. Mais je n'ai pas mal. Je le sais. J'en suis consciente et c'est bien pour ça que je suis assise dans le bureau d'un chirurgien bariatrique.

Nous échangeons sur mon passé, mes régimes yoyo à répétitions, mes précédents pertes. Il m'explique briévement les opérations qui existent. Le lui indique que j'aimerai opter éventuellement pour un by-pass. Il me répond que c'est moi qui choisi.
C'est moi qui choisi ? AH BON ???
Comment vais-je pouvoir choisir la meilleure opération pour ma cas alors que je ne suis ni médecin, ni chirurgien ?

L'échange se poursuit. Il m'informe des risques, des conséquences, des changements que cela inclu.
Tout ça, je sais, je sais, je sais.

- J'ai commencé les réunions Céliobe la semaine dernière.
- Très bien. Vous avec entamer les examens pré-op ?
- Non, je vais prendre rendez-vous prochainement.
- Nous nous reverrons quand vous aurez tout fait, on fera un point ensemble.

En 30 minutes, la consultation était pliée.
Je n'ai rien appris de plus que ce que je ne savais déjà mais le 1er contact a été fait. J'ai trouvé le docteur Arnalsteen un peu froid et distant. J'aurai aimé qu'il me regarde dans les yeux. Je pensais qu'il allait me peser mais non. Je pensais qu'il allait me conseiller sur une opération plutôt qu'une autre mais non.

Je vais à présent prendre les rendez-vous médicaux qui s'imposent pour constituer mon dossier médical pré-opératoire. Puis je reprendrais rendez-vous avec le docteur Arnalsteen pour faire un point.

Posté par OliviaJDS à 18:21 - - Permalien [#]
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dimanche 14 juin 2015

J'ai pris rendez-vous avec mon futur chirurgien

Ce matin, j'ai pris rendez-vous avec le docteur Arnalsteen, chirurgien bariatrique à l'hopital La Louvière à Lille.
J'ai indiqué à la secrétaire que c'était ma gastro-entérologue
On ne m'a rien demandé de spécial, ni mon âge, ni ma taille, ni mon poids.
J'ai juste pris rendez-vous en expliquant succintement que j'étais obèse et que je souhaitais de l'aide.
Voilà. C'est fait. Rendez-vous de pris.

J'ai aussi, dans la foulée, pris rendez-vous avec le centre Celiobe, toujours à La Louvière.
J'ai là aussi  indiqué à la secrétaire que c'était ma gastro-entérologue qui me recommandé le centre.
Je vais rencontré le nutritionniste du centre prochainement et dès la semaine prochaine, je commence les réunions d'information (et de formation) pré-op. Il s'agira 1 réunion/semaine pendant 2 à 3 mois.

Posté par OliviaJDS à 18:03 - - Permalien [#]
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samedi 13 juin 2015

La 1re fois qu'un médecin m'a ouvertement parlé de chirurgie bariatrique

Hier je suis allée consulter ma gastro-antérologue pour mon problème de syndrôme de l'intestin irritable. Elle m'a prescrit une cure de probiotiques de 30 jours. Elle m'a aussi programmé une gastrocopie et une fribroscopie afin d'aller voir un peu comment est mon intérieur... Pour être sûr qu'il n'y ait pas de vilaines et regrettables choses qui se cachent.

Après avoir échangé sur mon SII, ma gastro-entérologue a aussi abordé le problème de mon surpoids. Elle m'a demandé si j'avais déjà songé à une opération bariatrique parce que j'ai le profil pour. Cela réglerait assurément beaucoup de vos problèmes de santé et pourrait avoir éventuellement un intérêt dans le cadre du traitement de votre SII. Rien est avéré à ce sujet mais une chirurgie bariatrique force naturellement à manger moins, hors manger moins c'est aussi moins solliciter le transit. Logique !

Oui, j'ai déjà pensé à la chirurgie bariatrique pour maigrir.
J'en avais parlé à mon ancien médecin traitant peace&love sur les bords et militant des médecins douces et de l'homéopathie. À l'époque, il m'avait limite rit au nez. Oh lalala, vous savez c'est très dangeureux. Surveillez donc votre alimentation et faîtes du sport.
J'en avais aussi parlé à mon nouveau et tout jeune médecin traitant qui, lui, avait été beaucoup plus réceptif. Avec toute la timidité de son jeune âge (à l'époque il n'avait que 29 ans), il m'avait dit que oui, pourquoi, ça pouvait être une solution. J'avais bien sentie alors qu'il n'était pas calé sur le sujet et j'avais mis fin naturellement à l'échange.


Aujourd'hui donc, c'est la 1re fois qu'un médecin me parle ouvertement de chirurgie bariatrique.
Si la médecin offre des solutions pour palier à un soucis, c'est normal de les évoquer, de les envisager.
Hors même si j'y songe depuis 8 ans, je n'avais jusqu'alors jamais eu le déclic (ou trouver le bon médecin) pour l'évoquer concrétement.

Ma gastro-entérologue m'a conseillé de contacter le centre Celiobe à Lille.
Celiobe, c'est le Centre Libéral de Prise en charge de l'Obésité de l'hopital privé de la Louvière, une sorte d'annexe à l'hopital consacrée à la prise en charge des obèses pour les préparer au mieux à la chirurgie et à la vie après la chirurgie.
Elle m'a aussi recommandé le docteur Arnalsteen, un chirurgien bariatrique qui exerce également à La Louvière. Il est selon elle (je cite) très pro, pas prout-prout à ne reconnaître personne, un médecin discret et très efficace.

Je suis ressortie de cette consultation avec le sourire jusqu'aux oreilles.
Cela m'a fait un bien immense d'échanger avec une professionnelle de santé qui sait qu'un énorme surpoids peut-être non seulement douloureux à vivre mais impossible a éradiquer sans une aide chirurgicale. Je me suis sentie comprise. Je n'étais pas qu'une grosse qui devrait se bouger, mais une obèse qui doit, qui peut et qui va être aidée.

J'ai dans l'idéal absolu 70 kilos à perdre.
Demain, je prends rendez-vous au centre Céliobe.

 

mercredi 10 juin 2015

Le syndrôme de l'intestin irritable (SII) ou colopathie fonctionnelle

Aujourd'hui j'ai rendez-vous chez ma gastro-entérologue.
Elle me suit depuis quelques années parce que j'ai un syndrôme de l'intestin irritable.


Qu'est-ce qu'un syndrôme de l'intestin irritable (SII) appelé aussi colopathie fonctionnelle ?

Un syndrôme de l'intestin irritable n'est ni génétique, ni contagieux. Ça vous tombe dessus sans prévenir et c'est à vie.

Une personne atteinte de SII est très très très sensible des intestins. Une contrariété, une angoisse, une dispute, un oubli, du surmenage, de la fatigue ou simplement des réactions à certains aliments ou combinaisons d'aliments peuvent provoquer une crise.
Par quoi se manifeste une crise ? Selon les personnes, cela peut se traduire de 3 façons : douleurs et diarrhée, douleur et constipation, ou douleur et diarhée + constipation. Dans tous les cas, la douleur est vraiment terrible (et chez moi, strictement aucun médicament ne la calme).

Je ne sais pas qu'elle est la version la plus handicapante. Le sort m'a attribué la version avec diarhée mais pas la petite diarhée hop j'a fait mon popo et ça va mieux. Avec mon SII type diarrhée, c'est plutôt jen 5 mn chrono, je me chope la gastro du siècle à en choper des suées et des vertiges.


Comment se manifeste un SII ?

Une crise de SII peut se manifester suite à un trouble psy (contrariété, angoisse, fatigue, etc), suite à l'ingestion de certains aliments, ou en conjuguant ces deux paramètres.

Me concernant, les premiers signe de mon SII type diarrhée se sont manifestés au début des années 2000. J'étais à l'époque dans une situation professionnelle compliquée et angoissante. J'ai fait une grosse dépression. Chaque matin sans la moindre exception, j'allais me vider aux toilettes du boulot avant de prendre mon poste. Cela a duré 5 ans ainsi jusqu'au jour où j'ai changé de travail.
Mes crises se sont alors espacées jusqu'à disparaître. J'ai cru le problème réglé jusqu'au jour où sans la moindre raison apparente, elles sont réapparues moins fréquentes et moins soutenues.
Depuis je vis avec ponctuellement. J'en compte en moyenne 1 par mois. Au mieux, la crise dure à 3 jours. Au pire, la crise dure 1 semaine à 10-12 jours. La pire que j'ai connu a duré 3 semaines. Oui, oui, 3 semaine de diarrhées quotidiennes.

Vous comprendrez donc qu'un SII peut devenir très handicapant car l'on n'est absolument pas maître de son intestin.
D'ailleurs, je n'arrive pas à comprendre pourquoi les personnes souffrants de SII n'ont pas droit à une carte d'handicapé ou tout au moins une carte d'invalidité... Cela nous permettrait notamment de pouvoir accéder en urgence aux toilettes des magasins, à passer en priorité dans les files d'attente, etc.


Comment soigner un SII ?

Il n'y a pas de soins qui permettent l'éradication de la maladie. Il faut vivre avec ! Au mieux, il est possible d'atténuer les symptômes.

- On peut prendre des antispasmodiques pour lutter contre la douleur. Le gastro-entérologue recommande dans ce cas du Spasfon, du Hepatoum ou du Météospasmyl. Quand rien ne fait effet, certains médecins prescrivent à très faible dose des anti-dépresseur car ils abaissent le seuil de la douleur.

- On peut aussi prendre des capsules entérosolubles de menthe poivrée. Cela agit particulièrement bien contre les spasmes mais hélas en France il n'existe pas de produits sous cette forme. Il faut trouver un pharmacie qui accepte de vous en préparer (bonne chance !). Sinon on peut se rabattre sur des capsules Oléocaps 3 Digestion et Transit intestinal (laboratoire Pranarôm).

- On peut aussi avoir recours aux probiotiques. Ça ne peut pas faire de mal, ça ne fait que rééquilibrer la flore intestinale. Ma gastro-entérologue m'en a d'ailleurs prescrit aujourd'hui et je commence ma cure dès demain. Attention, ce n'est pas donné: il faut compte entre 25 et 50 euro la boite pour une cure de 30 jours, non remboursée par la sécu.
Pour info, à la pharmacie de V2 (à Villeneuve d'Ascq dans le 59), la boite de probiotique que ma gastro-entérologue m'a prescrit coûtait 42 euros. Si vous habitait l'agglomération lilloise, allez plutôt vous fournir à la pharmacie Casetta qui se trouve rue Faidherbe à Lille. Cette pharmacie travaille en direct avec plusieurs labo de probiotiques. Elle n'a donc pas d'intermédiare et beaucoup de choix/stock. Pour preuve, j'y ai acheté ma boite 25 euros !

- On peut aussi se trouner vers la médecine douce où apparentée, le but n'étant pas de soigner le SII mais d'apprendre à le gérer. Certains proposeront l'hypnose pour diminuer le stress si vous en souffrez beaucoup et si cela occasionne des crises. Certains proposeront l'acuponcture. Moi, je me suis mise à la méditation. Dès que j'aurai suffisamment maigri, je souhaite reprendre le sport (pour évacuer) et m'initier au yoga (pour me détendre).

- On peut aussi et surtout adopter les bons réflexes...
Au quotidien et encore plus pendant une crise, il est préférable de :
      - Privilégier les fibres solubles, c'est à dire avoine (flocons, son, farine), orge, psyllium, sarrasin, légumineuses (haricots rouges, blancs), figues sèches, pruneaux et dans une moindre mesure les fruits et légumes frais comme la carotte, courgette, asperge, patate douce, fraise, pamplemousse, nectarine, pêche et orange.
      - Limiter les produits trop riches en gras et j'ajouterai aussi trop riche en sucre.
      - Pratiquer une activité physique régulière.


Comment vivre avec un SII ?

Puisque cela ne se guéri pas, il faut apprendre à vivre avec et anticiper.

- Dans ma voiture, j'ai toujours du papier toilette, 1 ou 2 bouteille d'eau (pour me rafraîchir, me réhydrater voir même me laver grossièrement en cas d'accident de wc). Je devrai aussi avoir un change complet (soit 1 culotte propre et 1 pantalon bien extensible) pour le jour où faute de trouver rapidement un wc de libre, je pourrai me faire dessus.
- Dans mon sac à main, j'ai toujours du gel anti-bactérien, des lingettes, plusieurs paquets de Kleenex, des antispasmodiques et un petit encas léger et très peu sucré (pour me requinquer après une diarrhée qui souvent me donne des vertiges).

Pensez également à tenir un journal de bord de vos repas afin de déterminer quoi, comment et quand un ou plusieurs aliments vous rendent malade. Dans un petit carnet, notez absolument TOUT ce que vous manger et buvez (même la gorgée d'eau insignifiante) et surtout à quelle heure. Il faut être patient et très persévérant mais cela va vous permettra de constater, avec le temps, que certains aliments (ou combinaisons d'aliments) font réagir votre intestin.
J'ai tenu ce petit carnet pendant 15 jours et au bout du compte, j'ai notamment constaté que je suis très réactive à la laitue et particulièrement si elle fraîche et non en sachet, et ce encore plus si j'en consomme le soir.

Ne mangez pas trop sucré, peu gras, pas trop acide également. Prenez votre temps pour manger. Évitez les excès tant que possible. Si vous n'avez plus faim après le plat principal, exit le dessert même si il vous fait terriblement envie. Penser à votre intestin comme à votre enfant : il est essentiel à votre vie et très fragile. Avec l'expérience, j'ai aussi constaté que l'abus de thé (de théine et donc aussi de café/caféine) peut jouer sur les douleurs. Ne buvez donc pas trop de thé et de café et surtout ne les buvez pas brûlant.

Le sommeil tient aussi un rôle important. Il permet de vous reposer et donc de reposer votre intestin.

N'hésitez pas non plus à être porter attention à votre respiration. Quand vous avez mal au ventre, quand vous craignez qu'une crise arrive ; concentrez-vous sur votre respiration. Veillez à bien gonfler le ventre quand vous inspirez et à bien dégonfler le ventre quand vous expirez.



Aujourd'hui, j'ai donc consulté ma gastro-entérologue pour mon SII... Et nous avons parlé de mon poids.

Posté par OliviaJDS à 09:10 - - Permalien [#]
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